Tout sur Michel Mahaux

La plupart des pays qui nous entourent rencontrent beaucoup de difficultés à trouver du personnel soignant en nombre suffisant malgré la mise en oeuvre, de temps à autre, de mesures destinées à motiver les professionnels à rester dans la profession et les jeunes à y entrer. Cette tendance s'inscrit désormais structurellement dans le paysage sectoriel. Il n'est pas inutile d'élargir le prisme de l'analyse pour tenter de comprendre les raisons de cette désaffection pour les métiers de soins.

La Cour des comptes a livré en septembre une analyse financière portant sur les comptes 2017 à 2019 des intercommunales wallonnes. Elle révèle que le secteur du médico-social, en ce compris les hôpitaux, est parmi les plus exposés aux risques financiers. En conséquence, les pouvoirs locaux doivent palier les éventuels manques, avec des ressources financières que l'on sait de plus en plus limitées. Tenable sur le long terme?

Comme la plupart des Belges, je m'efforce de suivre scrupuleusement les mesures prises par le Gouvernement. Si la société libre dans laquelle nous évoluons donne le droit d'exprimer un avis sur l'opportunité des mesures décidées, l'indispensable organisation de la vie en commun ne laisse aucun choix par rapport à l'application scrupuleuse des règles collectives prises conformément aux règles de l'Etat de droit qui l'organise. Cependant, les experts qui ne font rien d'autre qu'exprimer un avis personnel feraient mieux de s'abstenir car ils créent une cacophonie qui désoriente la population.

Le nouveau ministre flamand de l'Enseignement, Ben Weyts (N-VA), a décidé de ne plus forcément respecter les quotas fédéraux en matière de numéros Inami. Michel Mahaux, économiste de la Santé, s'en réjouit car cela " mettra fin à une pénurie de médecins néfaste aux patients ".

Le nouveau ministre flamand de l'Enseignement, Ben Weyts (N-VA), a décidé de ne plus forcément respecter les quotas fédéraux en matière de numéros Inami. Michel Mahaux, économiste de la Santé, s'en réjouit car cela "mettra fin à une pénurie de médecins néfaste aux patients".

Michel Mahaux appelle à ne pas botter en touche chaque fois qu'on parle de réforme du système de soins de santé. Car le système solidaire qui fait la fierté de la Belgique ne peut se pérenniser qu'au travers d'une réforme substantielle de son fonctionnement. Cela vaut aussi pour la vision de Maggie De Block. Et de déterrer la réflexion autour du statut "sui generis" de l'hôpital public dans lequel les médecins hospitaliers sont largement impliqués dans la gestion de l'hôpital.

Michel Mahaux, une des figures de proue de l'association des hôpitaux publics et non confessionnels depuis sa création, ne représentera désormais plus santhea.

En une de l'édition du 9 décembre, le journal du Médecin expliquait comment certaines institutions admettent le nouveau-né en pédiatrie. D'une part, pour permettre aux jeunes mamans et à leurs nourrissons de rester plus longtemps à l'hôpital. D'autre part, afin de ne pas être pénalisées par le raccourcissement imposé de la durée de séjour en maternité. " Une pratique impossible ", tempère le Dr Michelle Dusart, médecin-chef du CHU St-Pierre.

Faute d'accord sur le budget de l'Etat, le Conseil général de l'Inami n'a pu approuver mardi la proposition budgétaire pour les soins de santé. 901,3 millions d'économies supplémentaires sont annoncées dans notre secteur. Maggie De Block déclare avoir "pris ses responsabilités" en concédant, malgré ses promesses, des efforts supplémentaires.

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