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De 2017 à 2020, l'industrie pharmaceutique a versé 875 millions d'euros à des professionnels et organisations belges de la santé, rapporte mercredi une enquête collaborative des médias Le Soir, Médor, De Tijd et Knack. Près de 60% du total (520 millions) est destiné à financer la recherche et le développement en Belgique mais d'autres catégories de dépenses sont jugées plus polémiques, notamment le sponsoring individuel.

Le magazine Médor invite les médecins généralistes et spécialistes à participer à une enquête en ligne sur la circulation des données des patients dans le cadre d'une grande enquête consacrée à "l'hypersurveillance à la belge".

Médor, pour son édition d'été 2019, a enquêté sur le don de plasma qui, en Belgique, suit un parcours étrange. " Il part d'un don gratuit de particuliers, génère des bénéfices colossaux pour des sociétés privées et revient à la gratuité pour le patient ", écrit Olivier Bailly, journaliste pour le magazine trimestriel belge d'investigations1. Gratuit pour le patient, mais pas pour les hôpitaux. Retour sur un parcours juteux pour certains, mais coûteux pour d'autres.

Les économies demandées aux médecins pour l'exercice 2018 sont "gérables", estime Jacques de Toeuf, vice-président de l'Absym. Par ailleurs, depuis dix ans, la progression des honoraires médicaux en 10 ans (de +38%) décline par rapport à l'index si l'on tient compte de l'augmentation des volumes des prestations dues à une population belge plus nombreuse (+10%), calcule le vice-président de l'Absym.

Els Cleemput, porte-parole de Maggie De Block, réagit pour le journal du Médecin aux informations de Médor sur le coût du remboursement des médicaments innovants : " Il n'y a pas vraiment d'alternative aux accords entre Etat et industrie pharmaceutique. Un médicament innovant qui coûte très cher, va-t-on dire aux patients qui en ont besoin : 'désolé, on ne rembourse pas ?' ".