Tout sur Medispring

La coopérative de soignants Medispring a décidé de mettre gratuitement à disposition de tous les soignants une partie de son DMI pour leur permettre de facturer et de prescrire en ligne, où qu'ils soient et sur n'importe quel appareil. Une solution proposée pour pallier le désinvestissement annoncé dans la plateforme Paris.

Les acteurs des soins de santé doivent désormais regarder à la sécurité des données. La semaine dernière encore, Vivalia était victime d'une cyberattaque. Les données médicales sont parmi les plus sensibles et leur sécurité se doit d'être optimalisée. Afin de répondre à cet impératif de sécurité, Medispring a implémenté un système de cryptage dans son logiciel.

Medispring a déposé plainte à l'APD contre Helena. La plateforme permettait d'accéder à un DMG sans devoir vérifier son identité. Un pavé dans la mare largement commenté dans la presse la semaine dernière, notamment dans Le Soir. Depuis, les politiques et les syndicats médicaux ont réagi.

La phase 1B de la vaccination arrive. L'État impose aux médecins de dresser des listes de patients à risques à partir de leur logiciel médical, dont la coopérative Medispring fait partie. Cette dernière estime que "l'approche proposée pose énormément de questions tant au niveau légal, déontologique que de la protection des données".

La pandémie de Covid-19 a accéléré la digitalisation de la médecine. Malgré tout, pour les médecins généralistes, ce changement d'ère ne se passe pas toujours aussi simplement que prévu. Le KCE a identifié les facteurs susceptibles de faciliter l'adoption des services eSanté1. Trois éléments ressortent du rapport: améliorer l'interopérabilité ; sensibiliser, former et soutenir financièrement les médecins, mais aussi - et c'est plus inattendu - davantage les impliquer dans la conception et le développement des services dont ils seront finalement les principaux utilisateurs.

La pandémie de Covid-19 a accéléré la digitalisation de la médecine. Malgré tout, pour les médecins généralistes, ce changement d'ère ne se passe pas toujours aussi simplement que prévu. Le KCE a identifié les facteurs susceptibles de faciliter l'adoption des services eSanté1. Trois éléments ressortent du rapport : améliorer l'interopérabilité; sensibiliser, former et soutenir financièrement les médecins, mais aussi - et c'est plus inattendu - davantage les impliquer dans la conception et le développement des services dont ils seront finalement les principaux utilisateurs.

En proie à des difficultés financières, l'ASBL Assoss Care a décidé de transférer la plateforme collaborative Topaz à Medispring. Il s'agit d'une étape clé dans le développement de la coopérative.

Medispring, c'est quoi ? C'est un logiciel médical, tout simplement. La différence avec les autres, c'est l'association derrière le projet : une coopérative de médecins généralistes francophones. Une manière de reprendre la main sur l'outil informatique pour la profession.

Salle comble, ce samedi, à l'Aula Maior de l'Université de Namur. 370 médecins généralistes ont fait le déplacement pour soutenir Medispring, coopérative née il y a finalement peu de temps mais qui porte déjà ses fruits. Tout comme l'artichaut, le fruit emblème de la coopérative, le projet fut semé en mars et sera prêt pour novembre.

Les membres du Collège de médecine générale, structure qui regroupe les organisations de généralistes francophones, ont rencontré récemment les médecins à l'initiative de Medispring. Rappelons que cette coopérative médicale compte proposer à l'automne un DMI non commercial (lire Jdm 2535), conçu et géré directement par les professionnels de la santé. Le projet sera présenté ce samedi 9 juin à Namur.