Tout sur MC

La Mutualité chrétienne et Solidaris dégainent leurs baromètres hospitaliers annuels. Objectifs de ces deux études : permettre aux patients de choisir un hôpital " bon marché " et dénoncer les tarifs jugés injustifiés.

L'organisme assureur chrétien compte réunir ses 19 mutualités régionales en une mutualité flamande et une mutualité wallonne d'ici 2022. Objectifs : une meilleure efficacité et un renforcement de la proximité grâce à ses 40 centres de mutualité santé.

" Le nombre d'utilisateurs d'opioïdes a augmenté de 32 % en 7 ans. Ces médicaments s'avèrent particulièrement efficaces pour traiter la douleur chez les patients cancéreux. Mais ils sont également de plus en plus souvent utilisés pour le traitement de douleurs chroniques d'origine non cancéreuse, comme les douleurs articulaires, les névralgies ou les maux de dos ", s'inquiètent les Mutualités chrétiennes.

Un nouveau concept de santé, dénommé " santé positive ", souffle sur la Belgique. Issu des Pays-Bas, où il rencontre un énorme succès, le concept se base sur une vision plus large de la santé, axée sur six dimensions de la vie. Entre concept sociétal et outil, la santé positive peut aider le médecin généraliste dans le suivi des patients chroniques notamment.

La Mutualité chrétienne s'est inquiétée jeudi de la direction que semble prendre le gouvernement Michel dans la gestion de la problématique des malades de longue durée. Revenant sur ce que le cabinet de la ministre de la Santé Maggie De Block avait qualifié d'accord de principe sur la réintégration de ces personnes sur leur lieu de travail, la MC y voit essentiellement une "pénalisation financière" principalement concentrée sur le patient, de manière "disproportionnée".

Ceux-ci ont fait une petite poussée de 10% en un an. Désormais, en chambre seule, pour une opération de routine (cataracte), il en coûte 639 euros supplémentaires par jour pour le patient. C'est l'un des enseignements de la 13e édition du baromètre hospitalier de la Mutualité chrétienne (MC).

Depuis deux ans, la Mutualité chrétienne identifie de manière proactive les bénéficiaires potentiels de l'intervention majorée (BIM) qui n'y font pas encore appel. Une étude menée par l'Université d'Anvers a analysé que l'OA chrétien touche désormais trois fois plus de bénéficiaires, grâce à cette démarche proactive.

La journée du 18 Avril consacre les droits du patient au niveau européen. Pour l'occasion, la Mutualité chrétienne (MC) a mené l'enquête auprès de plus de 5.500 membres pour examiner si l'aspect financier est abordé dans la discussion entre le patient et le prestataire de soins.

Sans doute assez surprenant de ma part, ce titre n'est pourtant pas un lapsus - même si, je l'avoue volontiers, il est aussi un peu trompeur. J'aurai l'occasion d'y revenir. Laissez-moi toutefois tout d'abord m'intéresser un instant à nos semblables, à cet être humain qui nous place devant un paradoxe fondamental.

Une étude de la Mutualité chrétienne confirme incidemment la chanson de Jacques Brel : " Mourir, cela n'est rien, mais vieillir, ô, vieillir... " En effet, l'utilisation des antidépresseurs est proportionnel à l'âge qui avance : un octogénaire consomme près de trois fois plus d'antidépresseurs qu'un trentenaire. Chez les femmes de plus de 80 ans, le recours aux antidépresseurs concerne même près d'une personne sur cinq. Les vieillards ne sont donc pas plus heureux que les jeunes.

Avec 65% du salaire brut plafonné à maximum 2.297 euros par mois bruts pour les travailleurs "réguliers", l'indemnité que touchent les "invalides" (travailleurs en incapacité de travail depuis plus d'un an) ne leur permet pas de vivre dans l'aisance, rappelle la Mutualité chrétienne sur base d'une enquête auprès de ses membres qui perçoivent une indemnité. Les frais de santé pèsent beaucoup sur la facture notamment l'accès à la médecine spécialisée et les médicaments.

L'instinct de survie des hôpitaux semble entraîner des désavantages pour le patient (les suppléments) et pour la société (surconsommation). Supprimer les suppléments est à l'agenda de la ministre mais ils ne doiventpas être compensés, par effet boomerang, par des formes de paiements de la poche du patient ou à charge de la collectivité.

Alors que en Fédération Wallonie-Bruxelles, une réunion entre doyens et ministre de l'Enseignement supérieur pour sortir de l'impasse de la suspension du contingentement n'a rien donné étant donné la complexité juridique du dossier, les Mutualités chrétiennes se mêlent au débat. Le plus gros assureur du pays demande aux hommes politiques de prendre leurs responsabilités. Les MC soutiennent la répartition des quotas en faveur de la partie francophones mais " regrettent que la Communauté française n'ait pas réussi en 20 ans à limiter le nombre d'étudiants sans les sanctionner".