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L'an dernier, les sociétés qui commercialisent des implants en Belgique ont déboursé quelque 25 millions d'euros pour séduire le secteur médical, révèlent mercredi Le Soir et De Tijd sur la base de l'enquête du Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ) sur les incidents avec des implants médicaux. Un médecin dans le cas n'y voit pas une atteinte à son indépendance. L'Ordre des médecins n'y voit pas d'inconvénient pour autant que les conflits d'intérêt soient déclarés.

Le patron des Mutualités chrétiennes recommandait lundi dans Le Soir de limiter les revenus annuels des médecins spécialistes à un revenu normatif - par exemple 250.000 euros pour un travail égal. Et de se référer aux Pays-Bas où une loi fixe que celui qui est payé avec des moyens publics ne peut pas gagner plus qu'un ministre. Les médecins étant financés par l'État, les spécialistes devraient ne pas dépasser un certain plafond. Jean Hermesse estime qu'il est temps de briser ce tabou.

Seuls 696 candidats sur les 3.473 inscrits à l'examen d'entrée en médecine et en dentisterie, le 8 septembre dernier, ont réussi l'épreuve. Il ne reste toutefois que 565 lauréats inscrits réellement en première année de médecine, or le quota prévu pour 2023 en suppose 607, rapporte Le Soir mardi. 82 lauréats étaient des reçus-collés qui se sont inscrits directement en 2e.

Stéphane Louryan, professeur ordinaire à la Faculté de médecine de l'ULB, membre de l'Académie royale de médecine de Belgique estime dans Le Soir que l'examen d'entrée est " une nécessité pédagogique ". Le Cium (comité interuniversitaire des étudiants en médecine francophones) pense que " ce n'est pas une solution à long terme " car il peut notamment entraîner des surnuméraires en cas de haut taux de réussite. L'Absym salue l'examen qui va épargner beaucoup de souffrances et félicite ceux qui ont réussi.

Prenez, d'un côté, plus de 4.500 jeunes étudiants qui veulent se lancer dans des études de médecine et de dentisterie et, d'un autre côté, les 607 fameux numéros Inami qui pourront leur être délivrés à la fin de leur formation, en 2023

Dans une lettre de l'université de Liège (ULg) adressée aux autres établissements universitaires et aux centres de recherche, les scientifiques partagent leur crainte de la volonté de la Wallonie dans son Code sur le bien-être animal de faire disparaître l'expérimentation animale. "Tout est mis en place pour que cette disparition soit progressive", indique Eric Haubruge, premier vice-recteur de l'ULg.

Plusieurs organisations étudiantes tentent d'invalider, comme l'an passé, le concours d'entrée 2017 prévu en fin de BAC1 médecine. Le célèbre avocat Luc Misson tentera d'obtenir gain de cause en référé. La procédure vise l'Etat belge, la Communauté française et les universités concernées.

Un courriel anonyme accuse l'Intercommunale de santé publique du pays de Charleroi (ISPPC) d'être au centre de pratiques de corruption. Particulièrement visé, le Dr Lejeune, directeur général des hôpitaux. Ce n'est pas le premier fait reproché au médecin, également bourgmestre de Merbres-le-Château. Le journal du Médecin l'a contacté pour tenter d'en savoir plus.

Le Conseil d'Etat a rendu un avis au sujet de l'avant-projet de décret de la fédération Wallonie-Bruxelles sur l'examen d'entrée en médecine, selon lequel plusieurs éléments y sont à revoir. Alors que le ministre Marcourt revoit sa copie, le Cium dénonce une nouvelle fois " l'idée reçue de la surproduction de médecins du côté wallon ". " Au cours des prochaines années, on ne remplacera, en FWB, que 43% des médecins partant à la pension ! " Un examen d'entrée en médecine vétérinaire est également prévu en fin de 1er Bachelier.

La ministre fédérale de la Santé Maggie De Block (Open Vld) a réalisé de nouveaux calculs pour établir le nombre d'étudiants surnuméraires en médecine. En tenant compte des étudiants étrangers qui retourneront dans leur pays d'origine à l'issue de leurs études, le lissage négatif sera de 1.355 numéros Inami en 2020, contre 3.167 précédemment. Ce sont ainsi 1.812 étudiants francophones supplémentaires qui auront accès à la profession, écrit Le Soir lundi.

La formation mise en place par la SSMG et les trois principales universités qui vise à aider les médecins généralistes à mieux traiter leurs patients alcooliques est reportée de quelques semaines. Elle n'en garde pas moins sa pertinence et son originalité.