Tout sur KU Leuven

La note du ministre Frank Vandenbroucke sur la réforme de l'organisation et du financement des hôpitaux contient une phrase intrigante, négligée jusqu'à présent. À tort?

Jamais encore la première ligne ne s'était retrouvée au centre d'une étude sur un médicament pas encore commercialisé, mais il faut une première fois pour tout! Ce produit, c'est le camostat, destiné au traitement du Covid-19. Le Pr Ann Van den Bruel (Département des soins sociétaux et soins de première Ligne, KU Leuven), investigatrice principale, appelle chaleureusement tous les généralistes à y apporter leur contribution. "L'étude est conçue de manière à n'imposer aucune charge supplémentaire aux médecins participants", précise-t-elle d'emblée.

Des vaccins qui commencent déjà à perdre de leur efficacité et deux antiviraux qui semblent efficaces, mais soulèvent encore un certain nombre de questions: face à ce tableau pas tout à fait rassurant, les scientifiques ne laissent aucune piste inexplorée dans la lutte contre le coronavirus. Certaines personnes pourraient-elles par exemple y être naturellement insensibles et, si oui, l'analyse de leur génome a-t-elle des choses à nous apprendre?

La nouvelle loi sur la pandémie, récemment approuvée par le Parlement, prévoit que les experts en pandémie doivent respecter un "code d'éthique ". Le Pr Herman Nys (KU Leuven) se demande à quoi cela sert. Et si l'intention est peut-être de faire fuir les experts potentiels...

"Lors de pics de concentration de l'air en carbone noir, dioxyde d'azote et ozone, les besoins en soins de santé augmentent chez les personnes qui souffrent de maladies chroniques", pointe une étude des Mutualités libres menée en collaboration avec la KU Leuven. "En parallèle, on observe que le nombre de personnes déclarées en incapacité de travail croit également."

Chirurgien pédiatrique et foetal et chercheur à la KU Leuven, le Dr Luc Joyeux est passé par l'Huderf avant de rejoindre prochainement le Texas Children's Hospital à Houston. Il conjugue sa passion pour la recherche translationnelle et la chirurgie foetale. Ceci, dans une spécialité où les inconnues sont particulièrement nombreuses.

Une enquête en ligne de Sciensano et de la KU Leuven révèle qu'après 16 mois de crise sanitaire, les professionnels de l'aide et des soins ressentent toujours, dans une grande à très grande mesure, des symptômes de stress chronique. Ce stress persistant a un impact négatif sur leur bien-être. Au point que 22% des participants envisagent de cesser d'exercer leur métier.

La première cause d'occlusions intestinales malignes est l'atteinte péritonéale liée à une tumeur primitive ou aux métastases d'une autre tumeur. L'obstruction survient dans ce cas sous l'effet d'une compression externe de l'intestin ou d'un envahissement de sa paroi. Le carcinome ovarien est de loin la tumeur la plus fréquemment incriminée dans ce contexte. À côté de ces lésions péritonéales, le cancer du côlon est une autre cause fréquente d'occlusion intestinale. Le Pr Katelijne De Nys (spécialiste en radiothérapie-oncologie) fait le point sur la prise en charge.

Entre le 8 et le 15 décembre dernier, Sciensano et la KU Leuven ont mené une enquête auprès de 3.140 soignants. L'objectif était de sonder leur bien-être et le besoin de soutien. Résultat des courses: la fatigue, la pression, le manque de sommeil, l'anxiété et le stress ont augmenté pendant la crise du Covid-19. Sciensano recommande un soutien approprié pour les soignants et leurs dirigeants. En Wallonie, comme les autres régions, des aides sont déjà en place, à travers le site trouverdusoutien.be. 100 millions d'euros sont également sur la table, mais il reste à trouver un accord.

Dans le cadre d'une étude internationale menée avec des collègues américains, des chercheurs de la KU Leuven ont identifié 203 gènes importants dans la formation du visage humain dont 53 qui n'avaient pas encore été rapportés. Grâce à cette découverte, il serait envisageable de réparer des malformations crânio-faciales.

" Les chiffres du coronavirus s'améliorent ! Nous l'entendons tous les jours, dans tous les reportages. Moins d'infections, moins d'admissions, encore moins de patients en soins intensifs. Nous sommes au sommet de la deuxième vague. Tout se passe bien. L'euphorie est partout ! Bientôt, nous pourrons commencer à supprimer progressivement ces mesures draconiennes. Les écoles rouvrent aujourd'hui ! " Mais n'est-ce pas prématuré de se réjouir ?, se demande le Dr Wim Decleer.

Prix Le Prix triennal de la Fondation Baron Simonart revient cette année au Pr Kim De Keersmaecker (département d'oncologie de la KU Leuven, Institut du cancer de Louvain). L'intéressée concentre ses recherches sur un point précis du métabolisme cellulaire des cellules cancéreuses. Ses résultats ouvrent de nouvelles perspectives de traitement.

Dans les hôpitaux belges, une infirmière s'occupe en moyenne de 9,4 patients. C'est plus que la norme de sécurité de 8 patients reconnue internationalement. Pour réduire le nombre de patients traités par infirmière, les hôpitaux doivent rendre le métier plus attrayant et décharger les infirmières des tâches pour lesquelles elles sont surqualifiées.

NEUROLOGIE Après avoir greffé des neurones humains dans le cerveau de souris, des chercheurs belges montrent que ces neurones se sont développés à leur propre rythme et ont formé des connexions très précises avec les neurones de souris. Cette découverte ouvre de nouvelles pistes pour traiter des lésions cérébrales et étudier des maladies neurodégénératives.

COMMUNICATION Un patient nerveux qui évite le contact visuel, gesticule ou parle bruyamment...Le non verbal vous permet parfois de collecter plus d'informations que les mots.

VIE ANTÉNATALE Des chercheurs belges ont constaté la présence de particules de carbone noir ou carbone suie, issues de la pollution de l'air, dans les placentas de femmes enceintes et surtout du côté foetal de ce placenta, même chez des foetus âgés de seulement 12 semaines. Ils en déduisent que le foetus est directement atteint par ces particules très nocives. Reste à déterminer l'impact précis de ce type de pollution sur les nouveau-nés.

Un peu à contre-coeur, je l'avoue: le sexisme en médecine existe encore ! Et c'est peut-être dans ma spécialité que je chéris, l'orthopédie, que c'est encore le plus palpable.

Management Eva Marie Castro (du Trefpunt Zelfhulp) a mis au point une méthode visant à impliquer des experts du vécu au sein de l'hôpital, en particulier quand la maladie s'accompagne d'une diminution de la qualité de vie. La vie des patients, mais aussi celle des médecins et des autres prestataires de soins.

Pour la 21e année, nous présentons les six candidats au Prix du Généraliste, co-organisé avec la SSM-J, et en collaboration avec l'UCLouvain, l'ULB et l'ULiège. Ce challenge met en compétition amicale six jeunes généralistes qui ont remis des travaux de fin d'études présentant des qualités particulièrement remarquables. Les prix des lecteurs du jdM, avec le soutien d'Amonis, et du jury de la SSM-J seront remis le 10 septembre 2022 lors d'une grande journée "jeunes médecins" organisée par la SSM-J.