Tout sur KCE

Selon une étude récente du KCE, l'organisation actuelle de la grossesse à bas risque n'est pas optimale. Elle est peu intégrée entre les prestataires de soins et dans le continuum préconceptionnel - postpartum. Dès lors afin d'améliorer ce suivi, une centralisation des soins et des données des futures mamans à travers un maillage et un dossier électronique partagé serait nécessaire pour plus de coordination entre les différents services et une meilleure information envers la patiente.

Dans les hôpitaux belges, une infirmière s'occupe en moyenne de 9,4 patients. C'est plus que la norme de sécurité de 8 patients reconnue internationalement. Pour réduire le nombre de patients traités par infirmière, les hôpitaux doivent rendre le métier plus attrayant et décharger les infirmières des tâches pour lesquelles elles sont surqualifiées.

Le GBO, qui rappelle être " le syndicat majoritaire auprès des MG wallons et bruxellois ", a rédigé un mémorandum à l'attention des présidents des partis francophones. 5 priorités : organisation de la permanence des soins, revalorisation de la médecine générale au sein d'une première ligne forte et centrale, formation d'un nombre suffisant de médecins généralistes dans une approche centrée sur la dimension pédagogique, " dossier médical global informatisé partagé unique " (DMGIPU) et, enfin, juste rémunération des médecins en fonction d'une charge de travail acceptable et gérable.

Dix-sept petites maternités sur les 104 que compte la Belgique pourraient être fermées, estime le Centre fédéral d'expertise des soins de santé (KCE) dans un rapport publié jeudi. Pour arriver à une telle conclusion, le centre de recherches s'est basé sur trois critères principaux: l'efficience de ces structures hospitalières, la qualité des soins et l'accessibilité.

Depuis le 1er janvier 2020, l'assurance soins de santé ne rembourse uniquement que les opérations de chirurgie complexe de l'oesophage effectuées dans un centre spécialisé conventionné, indique l'Inami. Cette nouvelle disposition vise à assurer une meilleure qualité des traitements des tumeurs de l'oesophage, des tumeurs de la jonction gastro-oesophagienne ou des affections de l'oesophage non oncologiques.

Un outil interactif est mis en ligne dès ce mardi pour aider les médecins dans la prise en charge des infections sexuellement transmissibles (IST). Il s'agit du diagnostic, du traitement et du suivi de la gonorrhée, la syphilis, la chlamydia, le VIH et les hépatites A, B et C. Le nombre de ces IST augmente en effet " de façon inquiétante en Belgique comme dans le reste du monde ". Cet outil a été élaboré en collaboration avec les associations de terrain ; il est prévu pour servir de support pour les médecins généralistes principalement. Il est disponible gratuitement sur www.ist.kce.be.

Le KCE s'est récemment positionné par rapport à l'implication des patients dans la recherche de soins de santé. Il s'y montre favorable pour des raisons éthiques, instrumentales et procédurales qui sont convaincantes. Mais s'il est évident que cette implication apporte de nombreux avantages, des défis sont encore à relever.

Le KCE s'est récemment penché sur la problématique de l'accès aux soins des demandeurs d'asile. Tout migrant qui arrive sur le sol belge et y demande l'asile reçoit automatiquement un accès aux soins de santé pendant le temps que durent les procédures. Problème : cet accès dépend du lieu d'hébergement, ce qui crée des inégalités flagrantes. La solution est pourtant simple : harmoniser l'accès aux soins en intégrant tout un chacun dans le régime d'assurance maladie ordinaire.

Après le Livre noir de la Santé mentale à Bruxelles suivi du Livre blanc riche de solutions proposées par les médecins généralistes bruxellois (lire jdM n° n°2531 et 2590), le KCE (Centre d'expertise des soins de santé) s'est penché sur la santé mentale pour les adultes dans l'ensemble du pays.

Ce Réseau fédéral EBP sera limité, dans un premier temps, aux soins de 1re ligne. Il réunira les représentants de dix professions de santé: médecins généralistes, pharmaciens, infirmiers, sages-femmes, kinésithérapeutes, ergothérapeutes, logopèdes, podologues, dentistes, diététiciens. Le portail Ebpnet va proposer des guidelines validés pour les patients et médecins belges.

Deux études, l'une du KCE, l'autre des Mutualités chrétiennes, parues ce jeudi, soulignent l'usage trop important des antibiotiques dans notre pays. Une consommation supérieure à la moyenne européenne. Le KCE formule 21 recommandations pour améliorer la situation. De leur côté, les Mutualités chrétiennes constatent que " la diminution du remboursement des antibiotiques, instaurée il y a presque deux ans, n'a pratiquement pas diminué leur consommation ". Les médecins, plus que les patients, seraient à même de modifier les comportements.

"Ces dernières années, on s'est rendu compte que les " fake news, fake science et fake quality " forment la poussière fine qui pollue l'environnement de nos patients et de nos collaborateurs des soins d'urgence et qu'il faut y remédier en profondeur pour pouvoir garantir un futur viable pour tout le monde ", commentent les Drs Jan Stroobants et Jean-Pierre Pelgrim. Le BeCeP donne dix conseils aux politiciens pour améliorer la performance de notre système de soins de santé en organisant un grand nettoyage de printemps.

Aujourd'hui, cela fait précisément trois ans que notre pays a été touché par des attentats terroristes à l'aéroport de Zaventem et à la station de métro Maelbeek. L'occasion de rencontrer le Pr Stefaan Nijs, chef du service de chirurgie traumatique à l'UZ Leuven. Quatre mois avant les faits, l'hôpital avait été reconnu trauma center de niveau 1. Comme s'est passé le 22 mars ?

L'année 2018 a connu de nombreuses réunions consacrées à la concentration des activités chirurgicales concernant les cancers de l'oesophage et du pancréas dans un petit nombre d'institutions de soins. Le débat a été lancé, sur la forte suggestion de la ministre, au KCE qui a publié une contribution il y a deux ou trois ans déjà. La solution finalement retenue est une forme de compromis qui réserve l'activité chirurgicale pour des pathologies de l'oesophage et du pancréas, pas seulement cancéreuses d'ailleurs, à certaines institutions pour autant qu'elles effectuent un nombre minimum annuel (20 pour ce qui concerne le pancréas).

Le KCE communique sans nuance son analyse de la littérature scientifique sur le peu de valeur ajoutée de la protonthérapie. Une communication à la portée plus politique que scientifique. Les experts auto-proclamés du Centre fédéral d'expertise n'en sont pas à leur coup d'essai.

La protonthérapie, cette technique de radiothérapie qui permet de délivrer des doses importantes de radiations sur des tumeurs cancéreuses sans (trop) "déborder" sur les tissus avoisinants, n'a pas encore prouvé son efficacité, estimait le Centre fédéral d'expertise des soins de santé (KCE) dans un rapport publié jeudi passé. La BeSTRO (Belgian SocieTy for Radiotherapy and Oncology), société nationale scientifique de radiothérapie oncologique, et le Collège de médecins pour les centres de radiothérapie souhaitent nuancer le propos.

Le journal du Médecin et le Pharmacien lancent auprès de leurs lecteurs respectifs une courte enquête pour savoir s'ils ont été infectés au SRAS-CoV-2 depuis le début de l'épidémie.