Tout sur Joëlle Kapompole

À l'invitation du 54e Cycle de perfectionnement en sciences hospitalières de l'UCL, les partis politiques ont présenté leurs visions pour le secteur de la santé, et particulièrement pour celui des hôpitaux. Le jdM publiera dans ces prochaines éditions les priorités des différents partis pour l'après 26 mai, jour des élections régionale, fédérale et européenne. Nous continuons ce décryptage des programmes avec le Parti Socialiste, représentée par Joëlle Kapompole, députée régionale et communautaire et ancienne présidente du CHU Ambroise Paré et du CHP le Chêne aux haies.

Le plan de constructions hospitalières présenté ce lundi par le gouvernement wallon, qui ouvre la voie à un investissement de 2,34 milliards d'euros sur 5 ans dans 46 hôpitaux du sud du pays, conduira "à un dépassement de près d'un milliard d'euros par rapport aux montants qui avaient été estimés soutenables pour le budget régional lors de l'adoption en 2017 du nouveau mécanisme de financement des infrastructures hospitalières", a dénoncé lundi après-midi le PS.

Cette déclaration de Joëlle Kapompole, députée régionale et communautaire socialiste, a surpris tous les participants au 54 cycle de perfectionnement en sciences hospitalières vendredi passé. En clair, dans l'état actuel, le PS ne compte pas voter le décret permettant aux hôpitaux publics et hôpitaux privés de collaborer ensemble au sein des futurs réseaux hospitaliers locorégionaux. Un choc pour les gestionnaires hospitaliers présents.

Conséquence directe des décrets wallons sur la gouvernance et la transparence des mandats publics, Joëlle Kapompole (PS) va démissionner de son poste de présidente du conseil d'administration du CHU Ambroise Paré et du Chêne aux Haies. Marc Barvais (PS), médecin de formation et président du CPAS de Mons, prendra la relève. Il laisse donc sa place de président de l'Intercommunale de développement économique et d'aménagement de la région Mons-Borinage-Centre (Idea).

Quelle est la vision wallonne de la réforme du paysage hospitalier ? Une question qui taraude Joëlle Kapompole (PS), députée wallonne et présidente démissionnaire du CHU Ambroise Paré. Y-a-t-il une concertation avec le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB) ? S'en dégage-t-il une vision francophone unique ? Pas encore, mais Alda Greoli, ministre wallonne de la Santé, y travaille.

Face à l'incidence et la complexité de l'endométriose (une femme sur dix en âge de procréer est touchée), le CHU Ambroise Paré de Mons lance un nouveau centre de référence en Belgique, le Centre régional d'endométriose. Structure unique dans la Région, le centre dispose d'une équipe pluridisciplinaire sous la coordination médicale du Dr Kurt Crener, chef de service gynécologie-obstétrique.

Comme souvent, Joëlle Kapompole, députée PS et présidente du CHU Ambroise Paré, a interpellé Maxime Prévot lors de la Commission wallonne de la Santé. La réduction du nombre de lits de 25% annoncée en septembre par le ministre wallon mais aussi le manque de considération du Fédéral par rapport à la situation particulière de Wallonie, où 40% des hôpitaux sont des institutions publiques, inquiètent la députée.

La maladie d'Alzheimer est un sujet souvent abordé. Dans les pages du journal du Médecin, comme en Commission Santé wallonne. C'est qu'avec le vieillissement de la génération du Baby boom, le nombre de cas va exploser à l'horizon 2050. L'occasion pour Joëlle Kapompole, sous sa casquette de députée PS, de questionner Maxime Prévot sur les mécanismes de prévention et d'alertes des familles existants en Wallonie.

Le "pôle hospitalier universitaire" est tendance. Après celui formé entre les hôpitaux publics de la Ville de Bruxelles (CHUB), l'ULB et Erasme, voici un "PHU" qui devrait bénéficier aux patients de la Région de Mons, du Borinage et du Centre.