Tout sur JAMA

Pas pour tous les joueurs, selon une étude publiée récemment dans la revue "JAMA Neurology". Alors que les joueurs de champ auraient quatre fois plus de risque que la population générale de développer une maladie neurodégénérative, aucune augmentation significative de ce risque n'a été mise en évidence chez les gardiens de but. Financée notamment par la Fédération anglaise de football, cette étude menée par des chercheurs de l'Université de Glasgow sur un grand nombre d'anciens footballeurs professionnels démontre les conséquences à long terme du jeu de tête.

L'International Committee of Medical Journal Editors (ICMJE) appelle à partager les données des essais cliniques de manière anonymisée. A partir de 2018, les études cliniques doivent préciser dans leur rapport quelles données doivent être partagées et comment va se dérouler le processus dans le cas où les auteurs veulent être publiés dans une des revues sous label ICMJE.

Le nombre de malades en mort cérébrale (les donneurs d'organes traditionnels) est en diminution constante. Les raisons sont multiples : diminution du nombre de traumatismes crâniens sévères, amélioration de la prise en charge des malades neurologiques, craniectomie de décompression en cas d'oedème cérébral majeur... Or le nombre de patients en attente d'organes est en augmentation, aujourd'hui aux alentours de 1500 en Belgique. Comment pouvoir mieux aider ces patients ?

Une récente étude en France a rapporté que 14% des jeunes médecins français (assistants en Belgique, internes en France) avaient déjà pensé à se suicider du fait de leurs conditions de travail. Cette étude corroborait, entre autres, l'étude internationale publiée dans la revue Jama qui mettait en exergue que 27,2% des internes avaient un risque de dépression.

En mai 2016, une étude du Conseil national français de l'Ordre des médecins avait publié les résultats inquiétants d'une enquête auprès de 1.079 jeunes médecins (carabins et internes). L'enquête concluait en effet que 14% des sondés avaient pensé à mettre fin à leurs jours. C'est pourquoi les structures étudiantes et l'association des chefs de clinique lancent une nouvelle enquête cette année. Toutefois, parmi les non-médecins, un jeune sur sept (14%) a également ce type de pensées morbides.