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C'était dans l'air, c'est désormais officiel : le Conseil d'administration de l'Intercommunale de santé publique du Pays de Charleroi (ISPPC) a suspendu vendredi dernier de manière provisoire les conventions liant l'ISPPC à la société du Pr Philippe Lejeune et ce, jusqu'à l'aboutissement de la mission de la task force désignée par la tutelle et de la procédure judiciaire en cours.

Le Bureau du Président de ce vendredi 19 mai a pris la décision de principe de proposer à un prochain Conseil d'Administration la suspension provisoire de la convention liant l'Intercommunale de santé publique du Pays de Charleroi (ISPPC) au Dr Philippe Lejeune jusqu'à l'aboutissement de la mission d'audit du manager de crise et des procédures judiciaires en cours.

Le gouvernement a décidé de placer l'Intercommunale de santé publique du Pays de Charleroi (ISPPC) sous tutelle. Pierre-Yves Dermagne (PS), ministre des Pouvoirs locaux et le ministre-président wallon Paul Magnette (PS) ont décidé d'y envoyer un manager de crise.

Un courriel anonyme accuse l'Intercommunale de santé publique du pays de Charleroi (ISPPC) d'être au centre de pratiques de corruption. Particulièrement visé, le Dr Lejeune, directeur général des hôpitaux. Ce n'est pas le premier fait reproché au médecin, également bourgmestre de Merbres-le-Château. Le journal du Médecin l'a contacté pour tenter d'en savoir plus.

Le conseil d'administration de l'ISPPC (Intercommunale de Santé publique du pays de Charleroi qui gère le CHU) a décidé mardi soir que les administrateurs devront rembourser 272.000 euros indus. C'est le cas du Dr Philippe Lejeune, le directeur général des hôpitaux de l'ISPPC, dont la rémunération dépasse les 300.000 euros brut annuels.