Tout sur Erasme

Métabolisme Un lipide inconnu a été identifié par les équipes du professeur Cani qui, associé à l'Inserm, étudie les prébiotiques depuis 20 ans. Testé chez la souris, il rétablit la communication entre l'intestin et le cerveau et supprime le diabète. Un test humain est envisagé.

Umbrella, développée par l'hôpital universitaire de l'ULB répond à l'arrêté royal publié ce 5 février et qui réglemente le fonctionnement des biobanques. Celles-ci assurent " le prélèvement, la conservation, la préparation et le transport des échantillons biologiques humains utilisés quotidiennement par les chercheurs ". Les biobanques doivent s'enregistrer auprès de l'Agence fédérale des médicaments et des produits de santé.

Un nouveau type de capteur de glucose est inséré pour la première fois sous la peau chez cinq patients atteints du diabète de type 1 en Belgique francophone, annonce l'hôpital Erasme mercredi. Ce capteur est totalement implanté sous la peau du patient pour une période de trois mois et fournit un suivi en continu de l'évolution de sa glycémie par l'intermédiaire de son smartphone.

Jean-Michel Hougardy, directeur de la recherche biomédicale, trace les contours de la recherche biomédicale à l'Hôpital Erasme et résume la politique menée en la matière. Il insiste sur le fait que la recherche est altruiste et que les patients candidats aux études cliniques ne doivent pas être taxés de cobayes. Régie par des critères de haute qualité et d'exigences réglementaires importantes, la recherche biomédicale académique est en difficulté : il est important de la maintenir en vie car elle garantit la "liberté de chercher".

Le Fonds Erasme, créé il y a 35 ans par le Pr Daniel Désir, a financé près de 300 jeunes chercheurs et accepte une moyenne de 15 nouveaux projets par an. Indépendant de l'hôpital Erasme, il assure sa renommée via une vingtaine de publications par an dans les meilleures revues scientifiques et médicales. Le Pr Myriam Remmelink, nous explique comment cela a été rendu possible.

Les laboratoires de biologie clinique de cinq hôpitaux bruxellois (1) ont fusionné en octobre 2015 en une seule entité : le Laboratoire hospitalier universitaire de Bruxelles. Les débuts du LHUB-ULB n'ont pas été faciles. En arrivant à la tête du laboratoire quelques mois après son lancement effectif, Jacques Vanderlinden a dû rétablir la confiance entre le gestionnaire, la direction médicale et les équipes de biologistes et technologues. À terme, le plateau central du LHUB concentrera 70% des activités des laboratoires des hôpitaux partenaires. Un défi qui sera relevé progressivement.

Qu'apporte un pharmacien clinique aux médecins hospitaliers ? Enormément, confirment le Pr Jean-Louis Vincent, chef du service des soins intensifs de l'ULB et Lorenz van der Linden, pharmacien hospitalier à l'UZ Leuven. Le pharmacien clinique permet notamment de diminuer le nombre de prescriptions, de choisir la bonne molécule ou de la modifier et de mesurer les effets secondaires.

Il est aujourd'hui admis que la médecine générale, première ligne et donc première garante de la santé de nos concitoyens fait de moins en moins rêver les étudiants. Pire encore, on la considère de plus en plus souvent comme une sorte de fourre-tout où atterrissent majoritairement des candidats jugés trop faibles que pour suivre une formation spécialisée aux côtés d'une poignée d'irréductibles passionnés de bobologie dont la tâche ne consistera qu'à la gestion de cas cliniques bénins et au remplissage de papiers, peu stimulante, pour ne pas dire extrêmement ennuyeuse.

Un hôpital doit-il encore posséder son laboratoire de biologie clinique, sa pharmacie, sa stérilisation centrale, sa cuisine etc,... ? Chaque hôpital doit-il encore nécessairement avoir une maternité, une chirurgie étendue, une revalidation multidisciplinaire, une oncologie complète?

La CMGU d'Erasme connaît des problèmes de fonctionnement. Difficultés budgétaires, manque de médecins. La cause principale de ces dysfonctionnements? Un nombre faible de patients qui découragerait les médecins d'y travailler. Cette presque absence aurait elle-même pour origine l'obligation de régler les prestations médicales de la CMGU d'office, chose qui n'est pas impérative aux urgences où elles peuvent être facturées. Idéalement, le financement par tarif mutuelle devrait être remplacé par des subsides.