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Le ministre de l'Économie et des Consommateurs, Kris Peeters, voit son arrêté royal du 24 septembre 2017 attaqué par Febelsol, la Fédération des centres de bronzage, devant le Conseil d'Etat. Ce texte impose la consultation médicale avant de passer sous le banc solaire. Il s'agit du énième épisode de la saga qui oppose la santé publique et ce secteur.

Le récent avis du Conseil supérieur de la santé (CSS) confirme l'existence d'un lien entre le cancer du col de l'utérus et une infection antérieure du col utérin. Il confirme également le lien entre une infection persistante par papillomavirus humain (HPV) et d'autres types de cancers anogénitaux et oro-pharyngés. La prévention doit donc être adaptée, et élargie. En Wallonie, cela attendra la publication du plan prévention-promotion de la santé qui devrait être publié en début 2018.

Le Conseil Supérieur de la Santé (CSS) recommande dans un avis que la vaccination de toutes les personnes âgées de 65 à 79 ans contre l'herpès zoster virus (zona) puisse être envisagée, à l'échelle individuelle. Quant aux avantages d'un plan de vaccination à l'échelle de la population, ils demandent encore quelques éclaircissements.

Le Conseil supérieur de la Santé (CSS) a réactualisé son avis sur les acouphènes à la demande de la ministre de la Santé publique. Il estime que le problème est sous-estimé et mérite une attention plus grande des autorités et une adaptation de la règlementation. L'explosion de l'utilisation des diffuseurs portables de musique est en ligne de mire.

Deux raisons principales poussent le Conseil supérieur de la Santé à prôner l'interdiction pure et simple des bancs solaire : la preuve scientifique existe que l'exposition aux rayons UV peut provoquer cancer de la peau et autres maladies oculaires et il n'existe pas de niveau seuil pour l'apparition de cancer cutané et donc pas de limite sûre à recommander pour l'exposition aux UV. La Fondation contre le cancer se réjouit de cette prise de position.

La cigarette électronique constituerait une manière saine de fumer ou de vapoter, comme disent les adeptes de cette nouvelle pratique. Personne n'a cru que ce mode de tabagisme était exempt de nocivité, mais le manque de preuve et le poids de la hype ont balayé temporairement les inquiétudes. Qu'à cela ne tienne, selon une étude récente, les craintes sont totalement légitimes.

Dans son dernier rapport, basé sur deux études récentes de l'Evaluation mondiale intégrée (WIA) et de l'European academies science advisory council (Easac), le Conseil supérieur de la Santé (CSS) analyse l'impact des pesticides sur la santé, en particulier des néonicotinoïdes et du fipronil. Pour le CSS, il est urgent de réaliser une évaluation plus approfondie de la toxicité de ces composés et de leur action sur l'organisme humain.

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