Tout sur COVID

Ces dernières semaines, on a beaucoup parlé d'une aggravation possible du Covid-19 chez les patients qui prennent des inhibiteurs de l'ACE ou des sartans. Entre-temps, les experts estiment qu'il n'existe aucune raison d'arrêter de prendre ces médicaments. Le Pr Dr Tine De Backer, cardiologue à l'UZ Gent, nous explique ce qu'il en est exactement.

En matière de médecine expérimentale, " il ne faudrait pas que la précipitation amène le chercheur à négliger certaines phases d'essais cliniques, par exemple, et à permettre la production d'un médicament qui pourrait se révéler, in fine, préjudiciable au patient ", souligne le vice-président du Conseil national de l'Ordre des médecins, Philippe Boxho (ULiège )

Selon une étude de cas italienne, l'oeil serait non seulement une porte d'entrée du coronavirus dans le corps humain, mais les larmes pourraient également constituer un vecteur de transmission dont les ophtalmologues doivent se méfier.

D'après une étude préliminaire (1), la climatisation dans un restaurant de Canton expliquerait comment une seule personne infectée au virus SARS-CoV-2 aurait pu contaminer neuf autres personnes issues de trois familles. Un résultat inquiétant mais à prendre avec des pincettes.

" Espérons que la seule réponse policière que notre myriade de gouvernements actuels a pu opposer au coronavirus fasse place à la préparation d'une gestion de la Santé publique efficace ", écrit Henri Anrys face aux médecins poursuivis par le Service d'évaluation et de contrôle médicaux. Pour l'ancien secrétaire-général des Chambres syndicales des médecins du Brabant wallon, Hainaut et Namur, la crise du coronavirus révèle les failles béantes du système politique et l'héroïsme, en revanche, du personnel médical et soignant.

C'est une première indication, pas encore une certitude. Selon une équipe américano-chinoise, le Sars-CoV-2 ne se transmettrait pas lors des rapports sexuels. Les chercheurs n'ont détecté aucune trace du virus dans le sperme des participants. Il est aussi très peu probable que le coronavirus puisse infecter et envahir les testicules.

Une nouvelle étude montre que le rein pourrait être un organe cible du SARS-CoV-2 compte tenu de la prévalence élevée de la protéinurie ou de l'hématurie dès l'admission hospitalière. Au cours de l'hospitalisation, un état hémodynamique précaire est à même de précipiter l'évolution vers une insuffisance rénale aiguë (IRA).

SPF Santé publique, Inami, Sciensano rappellent que les directives émises dès le 14 mars 2020 en vue de l'annulation et du report de toutes les consultations, examens et interventions non essentiels dans tous les hôpitaux afin de s'assurer de pouvoir garantir les meilleurs soins possibles aux patients atteints de COVID-19 sont maintenues. Mais cela ne dispense pas les médecins de prendre en charge les patients qui nécessitent des soins. Les chimiothérapies, dialyses et vaccinations en font partie.

Une étude révèle que l'air et les surfaces des objets dans les unités hospitalières réservées aux patients COVID-19 sont largement contaminés par le SRAS-CoV-2 mais aussi que le nouveau coronavirus peut se propager dans l'air à proximité des patients sur environ quatre mètres, soit plus du double de la distance sociale actuellement recommandée.

L'exercice régulier pourrait prévenir ou réduire la gravité du risque de syndrome de détresse respiratoire aiguë, une cause majeure de décès chez les patients atteints de COVID-19, rapportent des chercheurs américains qui exhortent à pratiquer une activité physique même sous confinement et dévoilent une approche thérapeutique potentielle.

" Au début de la pandémie de COVID-19, il y a eu un effet de commande excessive de médicaments en prévision du pire de certains acteurs hospitaliers. Il est alors rapidement apparu que la demande journalière en termes principalement de médicaments indispensables aux soins intensifs était supérieure à l'offre de médicaments disponibles sur le marché belge ", expliquent les deux organisations. Une meilleure communication de l'AFMPS sur les efforts consentis pour se procurer des médicaments, parfois sans autorisation de mise sur le marché, contribue à rassurer le syndicat médical. La collaboration se poursuivra pour éviter les malentendus et les déclarations parfois intempestives dans la presse grand public.

Après l'hydroxychloroquine chère au Pr Raoult, un autre antipaludéen, l'ivermectine, se montre prometteur dans le traitement du COVID-19. Une seule dose de cet antiparasitaire bien connu a permis d'inhiber le virus SARS-CoV-2en culture cellulaire.

D'après une étude américaine, le Covid-19 peut avoir des conséquences fatales pour les personnes atteintes de maladies cardiovasculaires sous-jacentes et provoquer des lésions cardiaques même chez les patients n'ayant aucun problème cardiovasculaire.

Selon une étude singapourienne publiée par les Centers for Disease Control and Prevention (CDC), les personnes infectées par le nouveau coronavirus peuvent transmettre l'infection un à trois jours avant l'apparition de leurs symptômes.

Karolien Haese rappelle que le tracking des citoyens pour lutter contre la contagion est légal en Etat d'urgence à condition de respecter certaines règles et de ne jamais utiliser les données récoltées une fois la situation revenue à la normale.

Selon une étude chinoise en prépublication, les enfants sont réceptifs au Sras-CoV-2 quel que soit leur âge. Les manifestations cliniques des patients pédiatriques sont généralement moins graves que celles des adultes mais ils ne sont pas épargnés par la maladie, en particulier les nourrissons.