Tout sur Conseil national

En matière de médecine expérimentale, " il ne faudrait pas que la précipitation amène le chercheur à négliger certaines phases d'essais cliniques, par exemple, et à permettre la production d'un médicament qui pourrait se révéler, in fine, préjudiciable au patient ", souligne le vice-président du Conseil national de l'Ordre des médecins, Philippe Boxho (ULiège )

En matière de médecine expérimentale, il faut se hâter sans précipitation. Une formule qui résume bien l'attitude que doit adopter le médecin face à une pathologie inconnue. " Il ne faudrait pas que la précipitation amène le chercheur à négliger certaines phases d'essais cliniques, par exemple, et à permettre la production d'un médicament qui pourrait se révéler, in fine, préjudiciable au patient ", souligne le Conseil national de l'Ordre des médecins, interrogé par le jdM. Les"sages" du Conseil national rappellent qu'ils sont à la disposition des médecins pour toutes les questions éthiques autour de la crise du Covid-19 que nous vivons actuellement.

ESANTÉ Pour le Conseil national de l'Ordre des médecins, il est évident que " le développement de l'e-santé amène à considérer le bénéfice de l'intégration des actes de télémédecine, dont la téléconsultation, dans le système belge des soins de santé ". Mais cette intégration " suscite des questions portant notamment sur la qualité des soins, le bien-être des patients, les critères technologiques et fonctionnels, le cadre juridique, la rémunération des prestataires, le remboursement des soins et les règles de bonne conduite ".

La conséquence de l'abrogation du code de déontologie médicale 1975 et l'entrée en vigueur du code de déontologie médicale 2018 est que le médecin qui conclut des conventions de collaboration en vue de l'exercice de sa profession peut mais ne doit plus les soumettre à l'approbation préalable de son conseil de l'Ordre provincial. Un rappel utile du Conseil national dans un avis publié cette semaine.

Le Conseil national de l'Ordre des médecins a examiné, dans un avis publié ce mardi, les conditions dans lesquelles un médecin généraliste ou un groupe de médecins peut refuser, temporairement ou définitivement, l'accueil de nouveaux patients. Ceci fait suite à une enquête de terrain sur tout le territoire belge avec la collaboration des cercles de MG qui a conclu à des dichotomies locales en termes de volume de patientèles et des surcharges dans certaines régions.

Le Conseil national de l'Ordre des médecins applaudit à la volonté de simplification de la procédure AMU (aide médicale urgente, qui concerne à 95% des migrants en situation illégale) mais émet des réserves quant au contrôle des soins indûment délivrés. Le Conseil national propose un contrôle a priori et le remboursement de l'indu seulement après que le médecin a été sanctionné par une procédure disciplinaire.

Le Conseil national de l'Ordre des médecins met en garde contre la surconsommation d'opioïdes, suite à une enquête des services de l'Inami. Le médecin est tenu de ne pas alimenter l'assuétude. Dans un autre avis, l'Ordre souligne que le médecin doit dûment avertir le patient en cas de participation à une étude clinique.

Le Conseil national de l'Ordre des médecins a réalisé une brochure, pour les étudiants de 3e bac, qui introduit quelques principes déontologiques fondamentaux. Par cette publication, l'Ordre souhaite accompagner la transition d'un enseignement théorique vers un apprentissage davantage axé sur la pratique.

Le Conseil national de l'Ordre des médecins vient de rendre un avis pour confirmer qu'un médecin spécialiste peut travailler dans le cabinet d'un médecin généraliste. En 1976, cette vénérable institution avait rendu un avis dans le sens contraire, estimant " qu'afin d'éviter tout danger de collusion entre médecins au préjudice des patients, un médecin spécialiste ne peut effectuer des consultations dans le cabinet d'un médecin généraliste. "

Un spécialiste peut-il pratiquer dans le cabinet d'un généraliste ? Oui dit le Conseil national de l'Ordre, tout en rappelant quelques règles déontologiques. Ce nouvel avis remplace un avis de janvier 1976 qui déconseillait une telle promiscuité.

L'Ordre des médecins entamera la semaine prochaine les élections ordinales. Les quelque 55.000 médecins de Belgique pourront alors voter, électroniquement, pour les candidats aux places électives. A partir de cette année, seul le vote électronique est possible. Les médecins non-informatisés pourront aller voter au siège de leur conseil provincial.