Tout sur Collège

Le niveau de surcharge administrative est devenu dangereux dans les cabinets de médecine générale. Le Collège de médecine générale demande aux autorités de prendre d'urgence les mesures qui s'imposent en matière de communication pour que la population, les directions d'école et de crèche et les employeurs soient correctement informés sur les tâches administratives qui incombent réellement aux MG.

Ce lundi 11 mai à 20h30, le Collège de médecine générale organise une vidéo-conférence sur le testing-tracing. "Ce processus est au coeur du déconfinement. Il doit permettre de briser les chaines de contamination et de monitorer l'épidémie", communique le CMG.

En matière de maladies rares et/ou qui nécessitent des traitements très coûteux, le Fonds spécial de solidarité, doté d'un budget tournant autour de 4,5 millions d'euros, intervient pour des patients dans le besoin après décision du Collège des médecins directeurs. Si ce budget peut paraître modeste, il rend néanmoins des services à plus de 500 patients incapables d'engager des dépenses qui peuvent atteindre 150.000 euros par an. Le Collège est néanmoins confronté à pas mal de difficultés portant sur la fixation des prix, la médecine par les preuves et le fait d'éviter d'interférer avec la procédure classique via la Commission de remboursement.

Les membres du Collège de médecine générale, structure qui regroupe les organisations de généralistes francophones, ont rencontré récemment les médecins à l'initiative de Medispring. Rappelons que cette coopérative médicale compte proposer à l'automne un DMI non commercial (lire Jdm 2535), conçu et géré directement par les professionnels de la santé. Le projet sera présenté ce samedi 9 juin à Namur.

Le Collège de médecine ménérale s'inquiète de la concentration à l'oeuvre sur le marché des logiciels et des messageries électroniques pour médecins. Il dénonce la position de plus en plus dominante du groupe Corilus.

La ministre de la Santé publique Maggie De Block a déposé un projet de loi visant à modifier l'organisation de l'évaluation éthique de certaines études cliniques. "Nous pensons que les modifications proposées constituent un recul au niveau de la sécurité des participants (volontaires et patients) à ces études et sont donc inacceptables." C'est l'avis, au nom de la Conférence des hôpitaux académiques de Belgique (CHAB) de Vincent Seutin et Ivo De Wever, respectivement présidents des comités d'éthique du CHU de Liège et de l'UZ KU Leuven.