Tout sur Carlo Di Antonio

Le projet de décret relatif au Code wallon du bien-être animal du ministre Carlo Di Antonio en charge notamment du Bien-Être animal inquiète l'Académie royale de médecine. Il a été pensé " sans concertation " avec le secteur et risque de mettre à mal le progrès de la science médicale. Pour l'ARM on peut concilier respect de l'animal et expérimentation. Il est également indispensable de conserver la confidentialité des expérimentateurs.

Les soupçons d'un cluster de cancers lié aux pesticides à Fernelmont - il y a deux ans déjà - ont peu à peu changé la perception du monde médical sur l'importance de la santé environnementale. Par manque d'information, mais aussi par manque d'appui politique, les médecins intéressés connaissent par contre des difficultés pour informer correctement leurs patients. Bonne nouvelle pour eux : une vaste étude se penchera dès ce printemps sur toute la Wallonie pour évaluer l'exposition aux pesticides des habitants en zones rurales. Mauvaise nouvelle : aucune brochure d'information n'est encore à l'étude.

Devant les réactions courroucées de plusieurs ténors de la recherche sur l'animal à travers le pays, le ministre wallon en charge, notamment, du Bien-être animal, Carlo Di Antonio (cdH) change son fusil d'épaule. " En aucun cas, le projet de Code ne sera un frein au développement de médicaments destinés à protéger la vie humaine. Il est inexact de laisser croire que ce projet mettra en péril la recherche médicale et pharmaceutique en Wallonie ".

Dans une lettre de l'université de Liège (ULg) adressée aux autres établissements universitaires et aux centres de recherche, les scientifiques partagent leur crainte de la volonté de la Wallonie dans son Code sur le bien-être animal de faire disparaître l'expérimentation animale. "Tout est mis en place pour que cette disparition soit progressive", indique Eric Haubruge, premier vice-recteur de l'ULg.