Tout sur British Medical Journal

Pour votre prochaine intervention chirurgicale, choisirez-vous le chirurgien plus jeune ou celui qui a plus d'expérience ? Choisirez-vous un homme ou une femme ? On dispose de relativement peu d'informations à ce sujet. D'un côté, on peut préférer la personne d'expérience, mais de l'autre on peut être concerné par une certaine détérioration de la dextérité, une diminution des réflexes, une fatigue plus précoce associées à l'âge... On pourrait aussi craindre que le spécialiste plus âgé soit moins bien informé des derniers développements médicaux et techniques que le jeune pourrait mieux connaître ou l'avoir appris plus récemment.

Susceptible de toucher les femmes à divers degrés avant le début des règles et caractérisé par toute une série de symptômes dont certains fort douloureux, le syndrome prémenstruel pourrait être lié à la consommation d'alcool d'après une méta-analyse. Mais les auteurs n'ont pas pu déterminer lequel des deux phénomènes serait la cause de l'autre.

L'information est partout et, si elle ne nous est pas déjà parvenue, elle est disponible en quelques clics. Il en va de même des questions médicales. De plus en plus souvent, les consultations sont le théâtre d'un spectacle moderne où les patients arrivent déjà fort renseignés sur le mal dont ils souffrent, à coups de sites spécialisés et de forums de patients. Mais qu'en est-il de la qualité des données dont ils disposent ? Et quel impact cette manière de procéder peut-elle avoir sur la manière dont les soins sont prodigués ?

L'étude est britannique, publiée dans le très sérieux British Medical Journal et elle fait figure de pavé dans la mare. Un panel d'experts remet en cause ce dogme de l'antibiothérapie... "il faut finir la boîte même si cela va mieux" et propose d'arrêter le traitement dès la résolution des symptômes sous le motif d'émergence de résistances. Est-ce bien sérieux ? Peut-on demander au patient d'être le gestionnaire de sa maladie ? Quel est le risque de ré-infections et de complications ? L'étude et les commentaires du Pr Yves Van Laethem, infectiologue.

Les médecins généralistes britanniques et leur staff font face à une violence, un harcèlement et des menaces croissants dans leur cabinet, selon une investigation du British Medical Journal parue ce mercredi.

Pas de conclusion hâtive surtout à une époque où la désertification médicale est devenue un problème en certains lieux. Les auteurs de cette recherche menée à Harvard précise d'ailleurs bien que les médecins plus âgés apportent une richesse inestimable de connaissances et d'expérience.

Le journal du Médecin et le Pharmacien lancent auprès de leurs lecteurs respectifs une courte enquête pour savoir s'ils ont été infectés au SRAS-CoV-2 depuis le début de l'épidémie.