Tout sur Absym

Jacques de Toeuf, président honoraire de l'Absym, revient sur ses jeunes années de médecin en 1967 et les immenses progrès techniques réalisés depuis pour conclure: "Être médecin n'était pas mieux avant, différent certes, avec plus de liberté et moins d'efficacité et de bon usage des moyens. C'était le temps de nos jeunes années, de l'imagination, de l'apprentissage accéléré des nouveautés, tel qu'il en va à chaque nouvelle promotion de diplômés."

Le Dr Jean Creplet termine la saison 3 de ses réflexions sur la philosophie et la médecine (La démocratie au bord du gouffre) en appelant à la signature d'un "gentleman agreement" entre médecins.

Le pharmacien serait en conflit d'intérêt s'il obtenait de délivrer davantage de médicaments sans ordonnance ou s'il pouvait en renouveler la prescription sans égard à leur coût, dénonce l'Absym. Le GBO et l'APB demandent que les relations pharmaciens-médecins généralistes se fassent dans le cadre de concertation existant. L'APB parle même "d'oukazes pré-électoraux".

"Toute l'architecture du système mis en oeuvre, ses finalités et son modèle, sont conçus pour réaliser pratiquement un scénario déjà écrit. Les marges d'initiative laissée à chacun des groupes concernés sont excessivement faibles, et même nulles si elles ne se raccrochent pas à la vision établie."

Le Groupement belge des omnipraticiens n'a visiblement pas apprécié la "vision des soins efficaces" présentée par le Groupement belge des spécialistes (lire ci-contre) dans une note adressée à Jo De Cock, administrateur général de l'Inami.

Après le GBO, c'est l'Absym qui se déclare choquée par la proposition du GBS de redessiner les contours des soins de première ligne. "Ouvrir et gérer un DMG est une prérogative qui doit rester strictement réservée aux médecins généralistes et ne peut se voir confier aux médecins spécialiste", souligne le syndicat médical qui "tient à se distancier de toute tentative de polarisation entre généralistes et spécialistes."

Le Groupement belge des omnipraticiens n'a visiblement pas apprécié la " vision des soins efficaces " présentée par le Groupement belge des spécialistes dans une note adressée à Jo De Cock, administrateur général de l'Inami.

Mercredi dernier, la Commission santé fédérale a organisé une audition relative à la suppression du ticket modérateur chez le médecin généraliste et la généralisation du régime du tiers payant. L'Absym, qui n'est pas en faveur de la gratuité totale des visites chez le médecin, n'a pas été conviée à l'audition et demande d'avoir voix au chapitre dans le débat.

Mercredi dernier, la Commission santé fédérale a organisé une audition relative à la suppression du ticket modérateur chez le médecin généraliste et la généralisation du régime du tiers payant. L'Absym, qui n'est pas en faveur de la gratuité totale des visites chez le médecin, n'a pas été conviée à l'audition et demande d'avoir voix au chapitre dans le débat.

"J'ai failli tomber de ma chaise en lisant la réponse du Cabinet Vandenbroucke dans votre journal (jdM 2662). Contrairement à ce qu'il dit, la médico-mut n'a pas été impliquée dans les décisions d'opérationnalisation des groupes à risque et n'a pas marqué son accord sur cette proposition", s'insurge Jacques de Toeuf, président honoraire de l'Absym.

L'Absym (rejointe par le GBO) a recommandé la semaine dernière de modifier le calendrier de vaccinations covid par groupe à risques pour un calendrier par groupes d'âge qui n'aurait que des avantages, selon le syndicat. Frank Vandenbroucke affirme que le choix de vacciner en priorité les personnes présentant des comorbidités entre 18 et 64 ans, après le groupe des plus de 65 ans, a été fait par la Conférence interministérielle Santé publique et que les médecins sont impliqués via la médico-mut.

La Mutualité chrétienne (MC) veut limiter les revenus des médecins à 290.000 euros bruts par an, dans le cadre d'une réflexion sur une rémunération raisonnable et responsable des médecins, a-t-elle fait savoir dans un entretien à La Libre. L'Absym ne voit pas d'autres manoeuvres que la volonté de saboter la négociation médico-mutualiste actuellement en cours sur la réforme de la nomenclature et les honoraires "réels".

Le syndicat médical estime que les autorités compliquent bien trop les choses dans le choix des citoyens qu'elles comptent appeler à se faire vacciner contre le Covid-19. "On perd un temps précieux et on risque ainsi de voir surgir des tensions en raison de la priorisation qui ne sera pas acceptée. L'âge est une donnée objective. Ce critère est le meilleur choix pour vacciner. "

C'est ce que défend l'Absym. Le syndicat est régulièrement interpellé par des médecins généralistes exerçant dans des régions à faible densité de population qui se plaignent de la durée des déplacements pendant la garde, liée à la dispersion de l'habitat. Pour répondre à leurs préoccupations, l'Absym a rédigé une proposition visant à prévoir dans la nomenclature une indemnité horokilométrique supplémentaire pour les déplacements de longue durée pendant la garde.

Qualifié un temps de " drama queen " par une Maggie De Block un peu à côté de ses pompes, le président de l'Absym, le Dr Philippe Devos, a fait ce 22 janvier une allocution remarquée à la Commission spéciale Covid-19 de la Chambre. Il souligne l'impéritie générale de l'appareil de pouvoir en Belgique, les retards à l'allumage, la lenteur des réactions et le manque total d'anticipation. C'est ce qu'on appelle mettre les pieds dans le plat.