Tout sur traitement

Alors que les inhibiteurs de point de contrôle immunitaire (ICPI) sont de plus en plus utilisés dans divers types de cancers, leur rôle dans le traitement des sarcomes reste peu clair. Vu le pronostic médiocre du sarcome (métastatique) et du besoin de traitements efficaces, une équipe de l'UZ Gent, sous la direction du Dr Lore Lapeire, oncologue médical, a publié récemment 1 la première revue systématique sur les immunothérapies dans ces cancers rares, accompagnée d'une méta-analyse.

Cette année encore, les organisateurs de l'ESMO - principal congrès oncologique européen depuis quelques années - ont décidé de tenir leur congrès annuel de manière virtuelle. Les conférenciers ont toutefois été invités dans un lieu central, ce qui a permis aux participants regardant le streaming d'avoir tout de même l'impression d'assister à une réunion en direct.

Le 7 septembre 2021, le BGDO organisait sa 3e réunion de l'année. Les Prs Eric Van Cutsem (UZ Leuven) et Marc Peeters (UZ Antwerpen) étaient les modérateurs pour les présentations des Prs Marc Van den Eynde (UCL Saint-Luc Bruxelles), Hans Prenen, Jean-Luc Van Laethem (ULB Erasme Bruxelles), Jeroen Dekervel (UZ Leuven) et du Dr Leen Mortier (AZ St. Maarten), sous l'oeil attentif des Prs Karen Geboes (UZ Gent) et Anne Demols, membres du panel. Ils y ont abordé les nouvelles données des congrès mondiaux 2021 de l'ASCO et de l'ESMO.

De plus en plus de patientes atteintes d'un carcinome épithélial de l'ovaire reçoivent un inhibiteur de PARP (PARPi) comme premier traitement, après les résultats favorables des études SOLO1 1, PAOLA-1 2et PRIMA/ENGOT-OV26/GOG-3012 3. Elles ont montré que l'olaparib a allongé le délai jusqu'à récidive en cas d'atteinte avec mutation BRCA1/2, et que le niraparib a allongé la survie sans progression (PFS), indépendamment du statut de recombinaison homologue.

De nouvelles données ont été publiées au sujet du traitement des patients souffrant d'un mélanome métastatique, qui présentent une progression solitaire après une bonne réponse précédente à l'immunothérapie et un arrêt électif du traitement (1). Le Pr Bart Neyns, oncologue médical, et son équipe de l'UZ Brussel ont collaboré à cette analyse rétrospective mondiale, avec 17 autres centres universitaires de 9 pays.

Le Pr Bertrand Tombal, chef du service d'Urologie aux Cliniques Saint-Luc (UCL, Bruxelles) et président de l'EORTC, a sélectionné de nouvelles données qui devraient changer la pratique clinique à court terme.

La thérapie anti-PD-1 est testée comme traitement de 1re ligne pour le cancer du nasopharynx (NPC) récidivant et/ou métastasé, comme l'attestent deux abstracts (1,2). Jusqu'à la réunion de l'ASCO en 2021, le traitement standard pour ce type de carcinome était une combinaison de cisplatine (Cis) et de gemcitabine (Gem) toutes les trois semaines, avec une différence cliniquement significative en termes d'OS (p=0,0025) par rapport au traitement par fluorouracil + cisplatine (2). Le Dr Jean-Pascal Machiels (Institut Roi Albert II, UCL, Bruxelles) nous en dit plus.

Le Pr Veerle Surmont, oncologue thoracique à l'UZ Gent, a sélectionné différents communiqués intéressants présentés au cours du congrès 2021 de l'ASCO. À commencer par quelques nouvelles importantes dans le domaine du traitement (néo)adjuvant des stades précoces du cancer du poumon non à petites cellules (NSCLC). Sans oublier les nouveautés en matière de modalités thérapeutiques locales et de la prise en charge des stades avancés du NSCLC.

La stratégie de traitement du mélanome a considérablement changé depuis l'avènement de l'immunothérapie anti-PD1. Des données ont été publiées sur l'efficacité à long terme et l'impact sur la qualité de vie du pembrolizumab en traitement adjuvant d'un mélanome avancé. Les informations sur le passage du placebo au pembrolizumab en cas de récidive sont uniques.

Le 17e symposium de printemps d'Oncologie thoracique, une initiative conjointe de l'UZ Gent et de l'UZA, s'est tenu le 24 avril 2021.

Pour la 2e fois depuis le début de la pandémie, le congrès entièrement virtuel de l'European Hematology Association a eu lieu du 9 au 21 juin. Les participants du monde entier ont pu suivre les présentations et échanger entre eux depuis leur domicile ou bureau, comme nous nous y sommes habitués depuis l'année dernière.

Le huitième Belgian Multidisciplinary meeting on Urological Cancers (BMUC) s'est tenu de manière virtuelle le samedi 6 mars 2021, ce qui a permis à d'éminents orateurs internationaux de prendre également part à la réunion. Avec plus de 300 participants en ligne, cette édition fut un grand succès. Le présent compte rendu se limite à résumer les sessions consacrées aux cancers du rein, de la vessie et des testicules.

Dans les Belgian Oncology & hematology News (BOhN) précédents, nous avons déjà évoqué la réunion annuelle de San Antonio et par extension, la rencontre belge " Best of San Antonio ". Nous avions laissé la parole à la Pre Martine Piccart qui a donné un aperçu complet des développements récents dans le traitement du cancer du sein primaire. Dans cette édition, c'est au tour de la Pre Hannelore Denys, oncologue médicale et chef de clinique à l'UZ Gent, de nous parler du cancer du sein avancé.

Le 24 mars dernier, Roularta Healthcare a accueilli le Belgian Group of Digestive Oncologists (BGDO). Les temps forts du symposium post-ASCO GI et de la conférence ENETS 2021 figuraient à l'ordre du jour.

Il y a quelques semaines, nous avons appris que le Pr Johan Vansteenkiste, chef de clinique du service d'oncologie respiratoire de l'Universitair Ziekenhuis de la KU Leuven, serait cette année le lauréat du prix Heine H. Hansen Award. Cette distinction, instituée par l'International Association for the Study of Lung Cancer (IASLC) et la European Society for Medical Oncology (ESMO), confirme la reconnaissance envers un chercheur ayant apporté une contribution importante à la recherche et à l'enseignement dans le domaine du cancer du poumon à l'échelon international.

Trois jours durant (25-27 mars 2021), l'European Lung Cancer Congress (ELCC 2021) a offert une plateforme virtuelle multidisciplinaire pour un partage exclusif des connaissances et compétences dans le domaine du cancer du poumon. Le format virtuel a permis de rassembler plus de 3300 spécialistes mondiaux de ce cancer. La présidence était confiée à David Planchard (France) pour l'ESMO et Enriqueta Felip (Espagne) pour l'IASLC. Nous vous proposons ci-dessous une sélection de la vaste offre de sessions scientifiques.

Le Pr Chris Verslype (UZ Leuven) a modéré cette discussion d'experts consacrée aux nouvelles découvertes en matière de diagnostic et de traitement des tumeurs neuroendocrines (NET).