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Des inhibiteurs de CDK4/6 - palbociclib, ribociclib ou abémaciclib - ont été ajoutés à un inhibiteur de l'aromatase ou au fulvestrant, un traitement devenu standard dans les cancers du sein métastatiques HER2-négatifs et hormonosensibles. Nous savons que ces produits améliorent la survie sans progression (PFS) et que certains d'entre eux améliorent la survie globale (OS). Toutefois, le font-ils au détriment de la qualité de vie des patientes? Plusieurs présentations discutées à l'occasion de l'ESMO ont répondu à cette question.

Le cancer connaît une incidence croissante chez les patients âgés. En Belgique, 44 % des nouveaux diagnostics de cancer concernent des patients de plus de 70 ans. Dans ce groupe de patients, les chances de survie à 5 ans atteignent 50 %, contre 65 % chez les patients plus jeunes. Ces chiffres prouvent la nécessité d'une oncogériatrie spécialisée. Le Dr Lore Decoster (UZ Brussel) a présenté un certain nombre de défis auxquels les oncologues sont confrontés lors du traitement de patients âgés.

Dans cette étude randomisée, 320 patients ont été traités par TA et 320 par TAC. Le traitement par TA consistait en l'administration intraveineuse d'épirubicine à raison de 75 mg/m² et de docétaxel à raison de 75 mg/m², tous les 21 jours. Le traitement par TAC consistait en l'administration intraveineuse, tous les 21 jours, d'épirubicine à raison de 75 mg/m², de docétaxel à raison de 75 mg/m² et de cyclophosphamide à une dose de 500 mg/m².

La chimio-hormonothérapie par docétaxel et privation androgénique (ADT) est associée à une moins bonne qualité de vie (QOL) à 3 mois mais une meilleure qualité de vie à 12 mois vs ADT seule dans le cancer métastatique de la prostate hormono-sensible. La thérapie chimio-hormonale avait montré une amélioration de la survie globale par rapport à l'ADT seule dans ce contexte.