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Depuis quelques années, le San Antonio Breast Cancer Symposium (SABCS) fait figure de principal congrès consacré au cancer du sein. De nouvelles données sont généralement présentées à l'occasion de ce congrès, qui bénéficie d'une attention soutenue de la part de la presse médicale. Chez nous également, un événement post-SABCS est organisé depuis quelques années à l'intention des personnes qui n'ont pas pu assister au congrès.

Lors de cet essai international, randomisé, en double aveugle et contrôlé par placebo, des femmes post-ménopausées présentant un risque accru de cancer du sein (carcinome canalaire in situ ou invasif) ont été traitées pendant cinq ans par anastrozole à raison de 1 mg par jour par voie orale (1 920 femmes) ou par placebo (1 944 femmes).

Le risque de récidive est particulièrement élevé chez les femmes ayant un cancer du sein triple négatif et qui conservent une maladie résiduelle après chimiothérapie néo-adjuvante. Selon des données présentées lors du SABCS 2019, la recherche d'ADNtc ou ADN tumoral circulant (marqueur d'une maladie résiduelle) peut aider à prédire ce risque de récidive.

Une méta-analyse sur données individuelles, dont les résultats ont été détaillés par Marion van Mackelenbergh, a été menée afin de déterminer l'effet sur la survie de la capécitabine en tant que part du traitement néo-adjuvant/adjuvant de patientes enrôlées dans 12 essais contrôlés randomisés. Cette méta-analyse, dont le critère d'évaluation principal était la survie sans maladie (DSF), a concerné 15.457 patientes (dont 7.983 ayant reçu de la capécitabine) et 4.097 événements d'intérêt. Il s'agissait de traitement adjuvant dans 81,6% des cas.

Dans cette étude, 577 patients atteints d'un mélanome avec mutation V600E de BRAF ont été traités de façon randomisée soit par 450 mg d'encorafénib une fois par jour et 45 mg de binimétinib deux fois par jour (COMBO450 = 192 patients), soit par 960 mg de vémurafénib deux fois par jour (VEM = 191 patients), soit par 300 mg d'encorafénib ENCO une fois par jour (ENCO300 = 194 patients).

Dans cette étude ouverte, multicentrique (87 centres situés dans 16 pays), randomisée, contrôlée, de phase 3, 834 patients souffrant d'un mélanome métastasé ont été traités soit par pembrolizumab intraveineux (10 mg/kg toutes les 2 semaines (279 patients) ou toutes les 3 semaines (277 patients)), soit par 4 doses d'ipilimumab intraveineux (3 mg/kg toutes les 3 semaines (278 patients)).

Le suivi à long terme de l'étude de phase III CheckMate 214 a confirmé un bénéfice en termes de survie pour le traitement de première intention par le nivolumab / ipilimumab vs le sunitinib chez des patients atteints d'un carcinome rénal avancé (RCC). Aucun nouveau signal de toxicité n'a été observé.

Dans cette étude internationale de phase 3 randomisée, en double aveugle et contrôlée par placebo, l'ajout de l'abémaciclib au fulvestrant a été comparé au placebo chez des patientes atteintes d'un cancer du sein ERBB2-négatif avec récepteurs hormonaux positifs qui ont présenté une progression après un traitement endocrinien.

CANCER DU SEIN Deux études randomisées contrôlées de phase III démontrent un bénéfice de survie globale (OS) statistiquement significatif et cliniquement pertinent chez les femmes porteuses d'un cancer du sein métastatique avec expression de récepteurs hormonaux (RH+), mais pas de HER2 (HER2 -) recevant un inhibiteur de CDK4/6 (kinases cycline-dépendantes 4 et 6), communément appelé " ciclib ".

Lors de cette étude multicentrique, 1 282 femmes préménopausées (âge < 45 ans) atteintes d'un cancer du sein positif aux récepteurs d'oestrogènes et présentant une fonction ovarienne avérée, après résection chirurgicale, ont été traitées, de manière randomisée, soit pendant cinq ans par tamoxifène seul (groupe " TAM seul " = 647 patientes), soit pendant cinq ans par tamoxifène en combinaison, pendant deux ans, avec une suppression de la fonction ovarienne sous forme d'administration mensuelle de goséréline (groupe " TAM + OFS " = 635 patientes).