Tout sur États-Unis

La FDA vient de donner le feu vert pour la commercialisation de Demetra, le scanner cutané innovant de la société courtraisienne Barco, qui aide les dermatologues à détecter les tumeurs cutanées plus rapidement et plus efficacement. Après un projet pilote en Belgique et en Allemagne, l'appareil va être introduit dans plusieurs autres pays cette année, dont les États-Unis.

Fin juillet, en pleine canicule, l'UE approuvait le 1er médicament anticancéreux indépendant de l'histologie de la tumeur.

ONCOLOGIE MÉDICALE Le Pr Marc Peeters, chef du service d'Oncologie de l'UZ d'Anvers, évoque dans un entretien l'évolution fulgurante du paysage oncologique. Lorsque nous lui avons demandé quels ont été les progrès oncologiques les plus importants de l'année écoulée, le Pr Peeters a répondu sans hésiter : l'étape vers la centralisation, dans des centres de référence, de la chirurgie oesophagienne et pancréatique.

Un nouveau rapport concernant la population américaine récemment publié examine les statistiques des cancers chez les adultes âgés de 85 ans et plus. Les tendances constatées en matière d'incidence et de mortalité sont généralement similaires à celles des personnes âgées de 65 à 84 ans, mais les taux de dépistage de la maladie sont étonnamment élevés et la survie est moins bonne.

SOCIÉTÉ Les femmes oncologues sont plus susceptibles que leurs collègues masculins d'omettre les réunions scientifiques qui pourraient leur offrir des possibilités de rencontrer des confrères/consoeurs et une chance de se tenir au courant des derniers développements dans leur domaine.

MYÉLOME MULTIPLE En dépit de progrès récents indéniables, le myélome multiple reste très largement une maladie incurable que l'on essaye de dompter le mieux et le plus longtemps possible.

LEUCÉMIE MYÉLOÏDE AIGUË Le gène FLT3 est muté dans environ un tiers des LMA. Cela n'empêche pas l'obtention d'une rémission complète, mais est associé à un risque accru de rechute. Jusqu'à présent les résultats des inhibiteurs de FLT3 étaient peu convaincants (piètre spécificité et développement de résistance).

MYÉLOME MULTIPLE ICARIA est une étude randomisée de phase III évaluant l'impact, sur la survie sans progression (PFS, critère principal), de l'ajout de l'isatuximab (ISA, un nouvel anti-CD38) à l'association pomalidomide et dexaméthasone (Pd) chez des patients ayant un myélome multiple en rechute après au moins deux lignes incluant lénalidomide et inhibiteurs du protéasome (médiane 3, éventail 2 à 11).

UROLOGIE Les tumeurs germinales (germ cell tumors) ayant de mauvais facteurs pronostiques entraînent toujours 50 % de décès. Le Pr Karim Fizazi, qui travaille à l'Institut Gustave Roussy, a parlé de la prise en charge actuelle de cette affection, qui a peu évolué au cours des 30 dernières années.

Dans cette étude de cohorte rétrospective, internationale, multicentrique (22 centres aux États-Unis et en Europe), portant sur des patients atteints d'un carcinome non à cellules claires métastasé du rein, l'effet du cabozantinib per os a été évalué chez 112 patients. Parmi ces 112 patients, 66 avaient une histologie papillaire (59%), 17 avaient une histologie de translocation Xp11.2 (15%), 15 avaient une histologie non classée (13%), 10 avaient une histologie chromophobe (9%) et 4 avaient un carcinome des tubes collecteurs (4%).

Aux États-Unis, une étude portant sur plus de 64 000 femmes en âge de procréer a montré que l'infertilité est associée à un risque plus élevé de développer un cancer par rapport à un groupe de plus de 3 millions de femmes sans problèmes de fertilité - bien que le risque absolu soit très faible, de seulement 2%.

L'ibrutinib en monothérapie et l'ibrutinib / rituximab entraîne une survie sans progression (PFS) supérieure à la chimio-immunothérapie avec rituximab / bendamustine chez les patients de 65 ans et plus atteints de leucémie lymphoïde chronique (CLL) non traitée. Aucune différence n'a été observée entre l'ibrutinib seul et l'ibrutinib / rituximab.

Une baisse constante sur les 25 dernières années a entraîné une diminution de 27% du taux de mortalité global par cancer aux États-Unis entre 1991 et 2016. Les données proviennent de "Cancer Statistics, 2019", un rapport annuel de l'American Cancer Society.

En cette année 2019, l'ASCO a désigné " progrès dans le traitement des cancers rares " comme l'avancée de l'année. Aux États-Unis, les cancers rares représentent environ 20% de tous les cancers diagnostiqués chaque année et les taux d'incidence varient d'une région à l'autre.

Bien que les taux de cancer colorectal chez les adultes âgés aient diminué aux États-Unis depuis le milieu des années '80, les taux d'incidence du cancer ont augmenté chez les adultes jeunes et d'âge moyen. Sur la base des nouvelles données, en 2018, l'ACS a mis à jour sa directive de dépistage du cancer colorectal, abaissant l'âge recommandé du dépistage initial pour les personnes à risque moyen de cancer colorectal de 50 à 45 ans.

Le taux de mortalité par suicide chez les survivants d'un cancer de la tête et du cou est deux fois plus élevé que le taux de mortalité par suicide regroupé chez les survivants de 19 autres cancers pris en compte. Seul le taux de suicide chez les survivants du cancer du pancréas était supérieur à celui des survivants du cancer de la tête et du cou.

Pour cette étude, les investigateurs ont analysé les dossiers du registre national du cancer aux États-Unis, pour la période 2004-2014, concernant 15 207 patients souffrant d'un cancer colique au stade T4 clinique, qui avaient subi une résection. 195 patients avaient été traités par radiothérapie néoadjuvante consistant en 4 500 cGy administrés en 25 fractions durant 5 semaines (fourchette : 3 990-5 040 cGy).