Tout sur États-Unis

Des chercheurs ont annoncé les premiers résultats d'une étude clinique de phase III évaluant le selinexor comme traitement d'entretien dans le cancer de l'utérus avancé ou récurrent. Par rapport au groupe placebo, les patientes ayant reçu le traitement présentaient un risque de décès ou d'aggravation de la maladie de 30 % inférieur. L'effet était le plus marqué dans le sous-groupe de patientes porteuses d'un gène p53 fonctionnel, ce qui correspond au mécanisme d'action du selinexor.

La 16e Conférence internationale sur le Lymphome malin (ICML 2021) qui s'est tenue du 18 au 22 juin fut virtuelle, au lieu d'être organisée à Lugano. L'objectif du comité organisateur était de donner aux scientifiques du monde entier des informations récentes et pertinentes sur les néoplasmes lymphoïdes.

Dans cette étude multicentrique (35 centres universitaires situés en Europe et aux États-Unis), ouverte, de phase II, à un seul bras, 101 femmes présentant une récidive d'un carcinome épidermoïde, d'un adénocarcinome ou d'un carcinome adénosquameux du col métastasé, ayant présenté une progression après 2 séances de chimiothérapie systémique, ont été traitées par tisotumab vedotin (2,0 mg/kg par voie intraveineuse avec un maximum de 200 mg) toutes les 3 semaines, jusqu'à la progression de la maladie ou l'apparition d'une toxicité inacceptable.

Une équipe pluridisciplinaire a développé un outil pratique, récemment publié dans The Lancet Oncology (1), qui reprend des conseils détaillés à l'attention des cliniciens, pour leur permettre de vaincre les obstacles cliniques et techniques après un traitement systémique primaire (PST) d'un cancer du sein. Le Pr Philip Poortmans (radiothérapeute-oncologue, GZA/UA/Iridium Netwerk), un des initiateurs de ce projet, souligne l'utilité de cet outil pour les patientes chez qui une chirurgie mammaire conservatrice paraît initialement " borderline ".

À l'occasion de la Pierre Stryckmans Lecture, le Pr Gilles Salles (Lyon, France) a été invité à donner un exposé consacré au lymphome folliculaire : dispose-t-on de toutes les pièces du puzzle ?

Selon une étude américaine (1), les personnes souffrant d'un cancer ont un risque deux fois plus élevé de mourir de Covid-19, comparativement à celles qui ne sont pas cancéreuses. Par contre, une recherche française (2) aboutit à la conclusion que le cancer ne provoque pas de surmortalité à la Covid-19.

La FDA vient de donner le feu vert pour la commercialisation de Demetra, le scanner cutané innovant de la société courtraisienne Barco, qui aide les dermatologues à détecter les tumeurs cutanées plus rapidement et plus efficacement. Après un projet pilote en Belgique et en Allemagne, l'appareil va être introduit dans plusieurs autres pays cette année, dont les États-Unis.

Fin juillet, en pleine canicule, l'UE approuvait le 1er médicament anticancéreux indépendant de l'histologie de la tumeur.

ONCOLOGIE MÉDICALE Le Pr Marc Peeters, chef du service d'Oncologie de l'UZ d'Anvers, évoque dans un entretien l'évolution fulgurante du paysage oncologique. Lorsque nous lui avons demandé quels ont été les progrès oncologiques les plus importants de l'année écoulée, le Pr Peeters a répondu sans hésiter : l'étape vers la centralisation, dans des centres de référence, de la chirurgie oesophagienne et pancréatique.

Un nouveau rapport concernant la population américaine récemment publié examine les statistiques des cancers chez les adultes âgés de 85 ans et plus. Les tendances constatées en matière d'incidence et de mortalité sont généralement similaires à celles des personnes âgées de 65 à 84 ans, mais les taux de dépistage de la maladie sont étonnamment élevés et la survie est moins bonne.

SOCIÉTÉ Les femmes oncologues sont plus susceptibles que leurs collègues masculins d'omettre les réunions scientifiques qui pourraient leur offrir des possibilités de rencontrer des confrères/consoeurs et une chance de se tenir au courant des derniers développements dans leur domaine.

MYÉLOME MULTIPLE En dépit de progrès récents indéniables, le myélome multiple reste très largement une maladie incurable que l'on essaye de dompter le mieux et le plus longtemps possible.

LEUCÉMIE MYÉLOÏDE AIGUË Le gène FLT3 est muté dans environ un tiers des LMA. Cela n'empêche pas l'obtention d'une rémission complète, mais est associé à un risque accru de rechute. Jusqu'à présent les résultats des inhibiteurs de FLT3 étaient peu convaincants (piètre spécificité et développement de résistance).

MYÉLOME MULTIPLE ICARIA est une étude randomisée de phase III évaluant l'impact, sur la survie sans progression (PFS, critère principal), de l'ajout de l'isatuximab (ISA, un nouvel anti-CD38) à l'association pomalidomide et dexaméthasone (Pd) chez des patients ayant un myélome multiple en rechute après au moins deux lignes incluant lénalidomide et inhibiteurs du protéasome (médiane 3, éventail 2 à 11).

UROLOGIE Les tumeurs germinales (germ cell tumors) ayant de mauvais facteurs pronostiques entraînent toujours 50 % de décès. Le Pr Karim Fizazi, qui travaille à l'Institut Gustave Roussy, a parlé de la prise en charge actuelle de cette affection, qui a peu évolué au cours des 30 dernières années.

Dans cette étude de cohorte rétrospective, internationale, multicentrique (22 centres aux États-Unis et en Europe), portant sur des patients atteints d'un carcinome non à cellules claires métastasé du rein, l'effet du cabozantinib per os a été évalué chez 112 patients. Parmi ces 112 patients, 66 avaient une histologie papillaire (59%), 17 avaient une histologie de translocation Xp11.2 (15%), 15 avaient une histologie non classée (13%), 10 avaient une histologie chromophobe (9%) et 4 avaient un carcinome des tubes collecteurs (4%).