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Si les avis restent partagés à l'heure actuelle, on observe en effet que la plupart des oncologues néerlandais préfèrent, conformément aux recommandations de l'IKNL, s'abstenir d'administrer une chimiothérapie dont l'utilité n'est pas démontrée avec certitude. Leur collègues belges tendent au contraire à se rallier aux directives PROCARE, qui rejoignent largement le consensus récemment publié par l'ESMO qui préconise un traitement adjuvant pour les tumeurs rectales de stades II et III, en se basant pour cela sur un certain nombre de sous-analyses d'études historiques (1). Chimioradiation préopératoire + ETM Selon une sous-analyse de l'étude randomisée QUASAR, une attitude attentiste n'est pas à recommander après chirurgie chez les patients atteints d'une tumeur rectale (2). Une chimiothérapie adjuvante (5-FU) permet en effet de réduire le risque de rechute à deux ans pour les tumeurs de stade III (HR=0,44) et II (HR=0,57), et ce, indépendamment d'une radiothérapie éventuelle. Patients visés On ne sait pas encore exactement quels sont les patients les plus susceptibles de retirer un bénéfice d'un traitement adjuvant. Les tumeurs yp T0N0 sont de bon pronostic et il est possible qu'elles ne nécessitent pas de traitement complémentaire (4). Références