Infertilité chez la femme et risque de cancer

Aux États-Unis, une étude portant sur plus de 64 000 femmes en âge de procréer a montré que l'infertilité est associée à un risque plus élevé de développer un cancer par rapport à un groupe de plus de 3 millions de femmes sans problèmes de fertilité - bien que le risque absolu soit très faible, de seulement 2%.

Opiacés chez les survivants âgés atteints d'un cancer colorectal, du poumon et du sein

La consommation chronique d'opiacés varie d'un cancer à l'autre chez les survivants âgés atteints d'un cancer. Six ans après le diagnostic, les survivants ne sont pas plus susceptibles d'être des utilisateurs chroniques d'opiacés que les témoins sans antécédents de cancer, ce qui reflète en partie l'augmentation de l'utilisation chronique d'opiacés chez les patients du groupe témoin.

Une alimentation pauvre en fibres est la préparation la plus efficace pour une colonoscopie

Dans cette étude randomisée lors de laquelle l'endoscopiste travaillait en aveugle, 276 participants consécutifs à un programme de dépistage du cancer du côlon ont subi une préparation avec 4 litres de polyéthylène glycol en combinaison à une alimentation liquide-claire (le groupe CL, clear-liquid) ou une alimentation normocalorique pauvre en fibres (le groupe LF, low fiber).

Cyclophosphamide et taxane plus anthracycline n'apporte aucune plus-value en cas de cancer du sein avec ganglions positifs

Dans cette étude randomisée, 320 patients ont été traités par TA et 320 par TAC. Le traitement par TA consistait en l'administration intraveineuse d'épirubicine à raison de 75 mg/m² et de docétaxel à raison de 75 mg/m², tous les 21 jours. Le traitement par TAC consistait en l'administration intraveineuse, tous les 21 jours, d'épirubicine à raison de 75 mg/m², de docétaxel à raison de 75 mg/m² et de cyclophosphamide à une dose de 500 mg/m².

Second cancer parmi les survivants d'un cancer chez l'adolescent

Une étude de cohorte basée sur la population au Royaume-Uni montre que les néoplasmes primaires subséquents sont plus fréquents chez les survivants du cancer du sein, du col utérin et des testicules chez les adolescents et les jeunes adultes (AYA), ainsi que chez les survivants d'un lymphome de Hodgkin.

Une dose d'un inhibiteur de PD-1 avant chirurgie peut prédire les résultats chez le mélanome

Une seule dose d'un inhibiteur de la protéine de mort cellulaire programmée 1 (PD-1) avant la résection d'un mélanome peut prédire les résultats cliniques pour les patients. Les participants à cette étude ont suivi un traitement anti-PD-1 jusqu'à un an après la chirurgie, et ceux présentant une réponse complète après la dose initiale n'ont pas présenté de récidive pendant plus de 2 ans.

Pazopanib et anti-acides ne font pas bon ménage

Jusqu'à 50 % des patients atteints de cancer prennent des anti-acides (inhibiteurs de la pompe à protons (IPP) ou inhibiteurs des récepteurs H2 de l'histamine), en même temps que leur traitement anti-cancéreux. Or, les indices s'accumulent suggérant que certains médicaments anticancéreux sont moins bien absorbés sous anti-acides. C'est le cas du pazopanib.

Burnout, assistants en urologie et Aristote

Jean-Luc Schouveller

Après une courte hibernation, les écrans bleus des grands congrès internationaux et belges se sont rallumés, de quoi faire carton plein d'informations fraîches et inédites pour ce numéro d'avril. Nous irons ainsi à Barcelone pour Le rendez-vous de l'urologie européenne où la testostérone reprend vigueur dans le cancer de la prostate, belle controverse en perspective. Plus proche de nous, les congrès des sociétés belges de gastro-entérologie et d'oncologie médicale nous rassurent sur la pérennité de la recherche made in Belgium.

Carcinome nasopharyngé : la chimio-radiothérapie s'avère plus efficace

Dans cette étude randomisée de phase 3 impliquant des patients atteints d'un carcinome nasopharyngé de stade II, 114 patients ont été traités par radiothérapie seule (= le groupe RT : traité par une dose thérapeutique cumulée de 68-70 Gy au niveau de la tumeur primaire et 60-62 Gy au niveau de la région du cou concernée), et 116 par chimio-radiothérapie (= le groupe CRT : administration de cisplatine à une dose de 30 mg/m² par semaine, pendant la radiothérapie).