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La première (1), menée sur huit chiens mâles, avant et après six mois d'une alimentation riche en matières grasses, suggère qu'une seule nuit de privation totale de sommeil peut être aussi nuisible à la sensibilité à l'insuline qu'un régime de six mois de junk food. Elle démontre que bien dormir contribue à maintenir les niveaux de glycémie et à réduire les risques de maladies métaboliques comme l'obésité et le diabète. La deuxième (2) s'en prend à la grasse matinée. Non seulement ce sommeil supplémentaire ne serait pas réparateur, mais il serait même mauvais. Les adeptes de la " grasse mat " présentent des taux de mauvais cholestérol et de résistance à l'insuline (facteur d'obésité) élevés, avec des indices de masse corporelle et des tours de taille importants. Et, ce n'est pas tant le fait de dormir plus, mais celui d'avoir un décalage et donc des rythmes irréguliers, qui est en cause. Quant à la troisième (3), elle montre que la qualité du sommeil est encore plus importante que la quantité. Selon ses auteurs, avoir des nuits entrecoupées de réveils a plus d'effets négatifs sur l'humeur et l'état de fatigue que des nuits courtes mais non interrompues. La raison : les réveils impromptus empêchent d'atteindre le sommeil lent et profond, qui a un rôle réparateur pour l'organisme.