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Les auteurs ont analysé trois ensembles de données médicales : une étude menée sur 21 participants en laboratoire du sommeil, avec sommeil restreint, une autre ayant suivi 518 personnes et portant sur les facteurs de risque de syndrome métabolique et une troisième ayant pour cible les facteurs de santé cardiaque de 2 221 participants âgés de 30 à 45 ans. Ils ont remarqué qu'au-delà d'une semaine de nuits écourtées, le taux de lipoprotéines HDL (bon cholestérol) dans le sang diminue, au profit du mauvais cholestérol. Ce résultat s'explique par une activité moins importante des gènes qui participent à la régulation du transport du cholestérol. Autre conséquence d'une mauvaise qualité de sommeil, estimée par l'existence d'une somnolence diurne excessive : une réponse immunitaire plus faible et un risque d'infections plus élevé, selon des chercheurs français de l'Inserm. Ces derniers ont réalisé une étude épidémiologique de quatre ans avec 9 294 sujets. Ils ont constaté que les individus qui déclarent mal dormir sont plus sujets aux parasites et aux champignons et qu'ils étaient plus souvent traités par des anti-infectieux que les autres.