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Des chercheurs néerlandais, chinois et britanniques ont d'abord demandé à un jury d'estimer l'âge de 2 693 volontaires adultes néerlandais sur la base de clichés de face et de profil de leur visage et comparé leurs estimations avec l'âge réel des participants. Puis ils ont étudié leur ADN pour déterminer s'il existait un gène commun aux personnes ayant l'air plus jeunes ou plus vielles que leur âge. C'est ainsi qu'ils ont mis en évidence le gène MC1R (melanocortin-1 receptor) présent sur le chromosome 16. Impliqué dans fabrication de la mélanine, hormone qui détermine la pigmentation de la peau et protège des UV, ce gène est déjà bien connu pour produire les cheveux roux, les petites taches de rousseur et le tient clair et pour jouer un rôle dans des processus biologiques comme l'inflammation et la réparation de l'ADN. Après ajustement pour l'âge, le sexe et les rides, les auteurs de cette étude pangénomique ont également identifié quatre variantes de MC1R significativement associées à l'âge perçu, dont l'effet semble plus marqué chez les hommes que chez les femmes et qui sont considérées comme des marqueurs prometteurs pour une recherche plus approfondie. Par rapport aux participants qui n'en possèdent pas, être porteur d'une seule copie d'une de ces variantes entraîne une apparence d'environ un an de plus que son âge, tandis que le fait d'avoir deux copies implique de paraître deux ans de plus. MC1R est dès lors considéré comme une cible prometteuse pour de nouveaux traitements anti-âge.