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Les chercheurs ont suivi pendant 26 ans, entre 1987 et 2012, une cohorte nationale de plus 560.000 personnes, âgées de plus de 50 ans. Ils ont comparé les plus de 140.000 hommes et femmes qui ont été diagnostiqués dépressifs avec un groupe contrôle de plus de 420.000 individus qui ne souffraient pas de dépression. Au cours de la période de suivi, 1.485 personnes dépressives ont développé la maladie de Parkinson alors que 1.175 individus non dépressifs ont été diagnostiqués Parkinsoniens, soit un risque multiplié par 3,2 dans la groupe " dépression ". Autre observation : la sévérité des troubles dépressifs est associée à un risque accru de développer cette affection. Le lien est d'ailleurs davantage prononcé parmi les patients hospitalisés plus de cinq fois pour leur dépression que chez ceux qui ne l'ont été qu'une seule fois. Enfin, les patients dépressifs traités à l'hôpital ont trois fois plus de risque d'être atteints que les dépressifs pris en charge à domicile. Selon les auteurs de l'étude, la dépression pourrait être un symptôme précoce de la maladie de Parkinson ou bien un facteur de risque. Ils suggèrent aussi que les antidépresseurs pourraient augmenter les risques de développer cette pathologie neurodégénérative.