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En plus de prendre le risque de voir leur fertilité baisser, y compris avec des partenaires âgées de moins de 25 ans, les hommes, de plus en plus nombreux, qui décident de concevoir un enfant de manière tardive (à partir de 35 ans) exposent les femmes à un risque accru de complications liées à la grossesse, telles que le diabète gestationnel, la prééclampsie et la prématurité.De plus, la progéniture de pères plus âgés présente un risque augmenté d'accouchement prématuré, d'accouchement tardif, de faibles scores d'Apgar, d'insuffisance pondérale à la naissance, d'une incidence plus élevée de convulsions néonatales et d'anomalies congénitales telles que les maladies cardiaques congénitales et les fentes palatines. En vieillissant, on a constaté que la probabilité de cancers de l'enfant, de troubles psychiatriques et cognitifs et d'autisme était accrue chez ces enfants.Bien que ces corrélations nécessitent des recherches plus approfondies, les risques mentionnés pourraient s'expliquer par une baisse naturelle de production de testostérone chez l'homme au fil du temps, en plus de la dégradation de la qualité du sperme.Gloria Bachman précise par ailleurs que les femmes sont plus soucieuses de ces questions, alors que les hommes consultent rarement un médecin sauf s'ils ont un problème médical ou de fertilité. A la lumière des résultats de la méta-analyse, pour diminuer les risques de complications, elle recommande aux médecins de conseiller les hommes qui prévoient de retarder leur désir d'enfants, en ce compris le fait d'envisager la congélation de leur sperme avant leur 35e anniversaire, ou au plus tard à l'âge de 45 ans.(référence : Maturitas, 28 mars 2019, doi : 10.1016/j.maturitas.2019.03.020)