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Pour en arriver à cette conclusion, les auteurs de cette étude ont d'abord administré à des rattes gravides l'équivalent d'un verre de vin durant quatre jours d'affilée, entre le 17ème et 20ème jour de grossesse, ce qui correspond au deuxième trimestre chez l'être humain. Les descendants ont été reproduits entre eux, sans aucune exposition à de l'alcool. Les scientifiques ont également testé le comportement des différentes générations à l'adolescence. Une première expérience a consisté à placer les animaux face à deux bols, un d'eau et un d'alcool, et à observer leur choix. Lors la seconde, une dose d'éthanol a été injectée aux rongeurs de manière à les rendre ivres et le temps qu'il leur a fallu pour se remettre " sur pattes " a été mesuré. Bilan : qu'elle ait été exposée ou non à de l'alcool in utero, la descendance, jusqu'à la troisième génération, se montre plus dépendante vis-à-vis de l'alcool lorsque la ratte d'origine en a consommé, même rien qu'un petit peu, au cours de la gestation. Elle est aussi moins sensible à ses effets jusqu'à la deuxième génération.