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De photographe pour bébés à bénévole Maman de Luan et de Loric, Mandy Duquesne est photographe. Elle s'est spécialisée dans les photos de grossesse. Âgé de trois ans aujourd'hui, Loric a été hospitalisé y a deux ans à Erasme puis à l'Huderf. Une affection cardiaque qui isole ses parents avec leur benjamin de deux mois dans une chambre de l'hôpital. "Cela a été très dur et nous avons profité de toutes les bouffées d'oxygène comme ce fut le cas avec les clowns Zinzin", confie la maman. Elle nous raconte l'importance de ces animations au sein des centres de soins: "Les clowns sont hors du temps, tout d'un coup, Loric a tout oublié et a souri". L'hôpital lui a également permis d'être massée durant une opération: "Lors de ces évènements, toute notre attention et nos émotions sont tournées vers notre enfant. C'est tellement exceptionnel que l'on pense à nous".Son bébé s'en sort et elle a conscience de tout ce qui a été fait pour elle. "J'en parle au personnel et à différentes personnes. Je souhaite savoir qui est à l'initiative de tout ce qui est fait", fait-elle savoir. "Étonnamment, personne à l'hôpital n'a connaissance de Kids' Care. J'ai dû faire les démarches moi-même pour savoir qui organisait tout ça". N'ayant pas de réponse au sein de l'hôpital, elle fait une recherche sur internet et découvre que c'est l'association Kids' Care qui est derrière ces initiatives. "J'ai contacté une bénévole et lui ai proposée de les aider." Après les soins apportés à son fils, Mandy se sentait fort redevable, d'autant plus que Loric est tout à fait guéri. "Après cet épisode qui nous marquera à jamais, nous avons pensé réaliser des cartes pour remercier le personnel soignant et informer les parents. Leur dire par quoi nous étions passés." Une initiative qui ne verra finalement pas le jour, par pudeur et respect pour les parents qui n'ont pas eu sa chance. Elle s'est néanmoins rendue avec son fils au sein du service après sa guérison. Naturellement turbulent comme un enfant de son âge, il est pourtant resté dans ses bras, sans bouger, comme reconnaissant. Elle a vécu dans sa chair les difficultés que peut représenter l'hospitalisation d'un enfant pour des parents qui travaillent. Elle et son mari sont indépendants et les collègues du papa de Loric furent particulièrement compréhensifs. "Après avoir été enfermés dans une chambre d'hôpital durant deux mois, être confinés chez nous à cause du Covid-19 avec les enfants qui crient, c'est juste le bonheur", témoigne Mandy qui s'occupe désormais des réseaux sociaux et de communication pour Kids' Care. Martine Van den Bussche est bénévole et elle tricote. Jeune pensionnée, elle apprend qu'un projet se met en place pour construire une pleine de jeux à l'hôpital. Elle contacte Françoise Timmermans qui lui propose que son intérêt pour le tricot soit valorisé au sein de l'association. "Au départ, j'ai appelé une copine et lors de la première vente, nous avons vendu une centaine de doudous", raconte-t-elle fièrement. Les lecteurs passionnés de jardinage l'on certainement aperçue chez les Limauge, lors de la foire de jardin des jardins d'Aywiers. Son implication est particulièrement communicative et une quinzaine de copines se joignent à elle. On les retrouve désormais dans des écoles, des brocantes, devant des supermarchés et bien entendu dans les marchés de Noël. "Je tricote six heures par jour et parfois même jusqu'à deux heures du matin", avoue Martine. "Il faut six heures pour faire un petit doudou", confie celle qui reverse l'entièreté de l'argent récolté à l'hôpital des enfants. S'il lui arrive de remettre des notes de frais pour des laines très spéciales, il s'agit d'un bénévolat de A à Z. Son ancien employeur, Euroclear, lui a proposé un Matching Gift: "Pour chaque euro qui rentre, Euroclear double la somme". Sur les 7.000 euros récoltés l'année passée, c'est donc 14.000 euros qui ont été reversés à l'hôpital. Martine a été touchée par l'histoire d'une maman qui a perdu un enfant. "Son histoire nous a énormément touchée et cela a décuplé notre envie de travailler pour cette cause et pour la sienne en particulier", explique la bénévole. Après quelques années professionnelles très intenses, Delphine a souhaité s'occuper d'une cause juste. Elle contacte Kids' Care et a un excellent contact avec les bénévoles de l'époque dont elle ressent "cette magnifique énergie". Elle n'avait cependant pas envie d'être sur le terrain. "Il ne s'agit pas du tout d'une association de dames patronnesses", répond-t-elle instinctivement et de renchérir en disant: "Le groupe est composé d'hommes et de femmes très différents". "On essaye tous de s'entraider", fait savoir la bénévole et de donner l'exemple de sa collègue, Françoise Bonte, en charge des évènements et de la base de données. "Telle une vocation, notre objectif est de donner un peu de bien-être aux enfants, grâce à des projets venant tant de l'extérieur qu'en interne", renchérit-elle. Son salaire, c'est la rencontre de personnes extraordinaires qui la fait travailler cinq fois plus. Si elle reconnaît qu'il y a encore beaucoup de choses à faire, elle insiste sur la masse des choses réalisées. A l'hôpital, les enfants ont besoin de distraction et elle évoque naturellement des célèbres Docteurs Zinzin. Elle cite les chariots de distraction composés d'objets pour attirer l'attention des enfants ou encore les casques de réalité virtuelle. "De nombreux aquariums ont été disséminés dans l'hôpital et ils contribuent aussi à cela, tout comme les sorties au zoo."Delphine, tout comme les personnalités évoquées plus haut attestent toutes de leur incroyable énergie tout comme de l'apport réel des bénévoles en milieu hospitalier. Sur les réseaux sociaux, vous trouverez plus d'information sur les Tricoteuses et bien entendu sur le site de Kids' Care. Les lecteurs intéressés par les activités de Kids' Care peuvent participer via un versement sur le compte suivant: BE10 0000 0000 0404 (communication structurée "+++017/1620/00034+++")