Le projet Psicocap (pratiques et statistiques intégrées et comparées sur le handicap et le handicap psychique) d'Interreg (France-Wallonie-Flandres) a été lancé ce 18 septembre avec un peu de retard dû au Covid. Il vise à améliorer les connaissances, les pratiques et les compétences tant des professionnels que du grand public sur le handicap et particulièrement psychique. Il tente également d'éclairer sur les actions à mener par les décideurs locaux. Un projet qui s'inscrit dans la collaboration entre pays.

" Ce projet est né en décembre 2018 ", explique Patricia Schneider directrice Adjointe du Centre Hospitalier Bélair, partenaire du projet, lorsque la France et la Belgique se sont unies pour réaliser un colloque dans le cadre de la journée européenne du droit des patients." Ce colloque était intitulé " la dignité sans frontière " et a eu lieu le 26 avril 2019. " La problématique de la formation des professionnels concernant l'accompagnement et la prise en charge des personnes âgées a rapidement fait débat ", explique-t-elle . "Et cette thématique a donné lieu à la rédaction d'un cahier des charges pour construire le projet validé. "

Ce projet financé par le Fonds européen de développement régional et la Wallonie (2020-2022) se décline en trois volets. Le premier est consacré à la création d'un observatoire des données où ils vont aller chercher de part et d'autres des frontières des données qui concernent le handicap psychique. Ensuite, en découle la comparaison des pratiques pour tendre vers des recommandations auprès des pouvoirs publics. Et enfin, un système de formations sera créé à la fois pour les professionnels de la santé avec une université d'été et pour le grand public avec des formations plus classiques.

Comment définir le handicap psychique ?

La définition de handicap et particulièrement de handicap psychique devait être clarifiée avant de commencer le projet.

" Le premier travail a été de définir un cadre partagé dans l'ensemble de l'équipe. Il n'existe pas de définition partagée du handicap psychique, c'est une notion complexe, évolutive et multi-émotionnelle et il est difficile de trouver un consensus ", précise Yves Bonnefoy, directeur d'ORS (Observatoire Régional de la santé Grand Est).

" Concernant la notion de maladie psychique et de handicap ", poursuit-il , " nous avons décidé de retenir le fait qu'elle est est une résultante de certaines maladies invalidantes comme les troubles psychotiques, bipolaires, les dépressions sévères, et certains troubles anxieux. Nous militons pour expliquer que le handicap psychique a un poids important dans la vie quotidienne et impacte à un certain degré les personnes sur la capacité d'établir des relations durables, de se former, de mener une activité professionnelle ou personnelle ou encore d'acquérir une vie sociale et des loisirs comme tout un chacun. "

" Le handicap psychique n'est pas le handicap mental, derrière ces raccourcis, nous voulons que la société regarde ces personnes comme des citoyens. Nous ne devons pas réduire qui que ce soit à l'une ou l'autre des formes observables de son existence mais bien le considérer dans sa totalité. "

Comparaison des pratiques

La comparaison des pratiques fait l'objet de la deuxième partie du projet et le Dr François Ihuel, praticien hospitalier en santé publique ( EPSM) en explique le déroulement : " Tout d'abord, l'analyse comparée des pratiques doit susciter une double réflexion d'une part les dispositifs manquant sur notre territoire pour soigner et accompagner les personnes porteuses d'un handicap psychique et d'autre part sur les expériences qui montrent leur intérêt pour le soin et l'accompagnement. "

Une cartographie des ressources sera faite qui permettra de distinguer les institutions et les acteurs potentiellement contributeurs sur l'analyse retenue. Ensuite, l'observatoire proposera de faire des focus groupes franco-belges, qui feront part des expériences et attentes des participants sur la prise en charge du handicapés psychiques. Les thèmes qui feront l'objet de travaux porteront sur l'insertion sociale et professionnelle, le logement, les soins psychiatriques en milieu rural, et la coordination des activités autour de la personne prise en charge.

A terme de ce projet, 60 personnes seront formées en 2020 et une plaquette destinée au grand public en 1.000 exemplaires verra le jour. Pour l'année suivante, un colloque accueillant environ 150 personnes devra être organisé.

https://www.iweps.be/projet/psicocap-pratiques-statistiques-integrees-comparees-handicap-handicap-psychique/

L'Aviq s'investit dans le projet

Axel van Weynendaele, directeur adjoint de l'AVIQ : " L'Aviq qui cofinance le projet, a décidé d'aller plus loin en s'associant aux travaux, et au contenu de la plus-value que ce projet représente pour les politiques publiques menés par l'Aviq. Le déficit de connaissances et de données relatives aux handicapés et aux handicapés psychiques est un fait, les possibilités de prise en charge ainsi que les besoins ne sont pas suffisamment connus en particulier sur les territoires ruraux. L'ambition d'identifier l'ampleur des besoins en matière de santé mentale et de handicap et des besoins dans l'organisation de la prise en charge qui en découle de manière locale est déterminante. En outre l'approche transfrontalière permettra d'assurer la complémentarité de l'offre et de réaliser des économies d'échelles, puisque le projet vise à investiguer la question du flux de patients de la France vers la Belgique et de contribuer à un certain rééquilibrage. "

Le projet Psicocap (pratiques et statistiques intégrées et comparées sur le handicap et le handicap psychique) d'Interreg (France-Wallonie-Flandres) a été lancé ce 18 septembre avec un peu de retard dû au Covid. Il vise à améliorer les connaissances, les pratiques et les compétences tant des professionnels que du grand public sur le handicap et particulièrement psychique. Il tente également d'éclairer sur les actions à mener par les décideurs locaux. Un projet qui s'inscrit dans la collaboration entre pays. " Ce projet est né en décembre 2018 ", explique Patricia Schneider directrice Adjointe du Centre Hospitalier Bélair, partenaire du projet, lorsque la France et la Belgique se sont unies pour réaliser un colloque dans le cadre de la journée européenne du droit des patients." Ce colloque était intitulé " la dignité sans frontière " et a eu lieu le 26 avril 2019. " La problématique de la formation des professionnels concernant l'accompagnement et la prise en charge des personnes âgées a rapidement fait débat ", explique-t-elle . "Et cette thématique a donné lieu à la rédaction d'un cahier des charges pour construire le projet validé. "Ce projet financé par le Fonds européen de développement régional et la Wallonie (2020-2022) se décline en trois volets. Le premier est consacré à la création d'un observatoire des données où ils vont aller chercher de part et d'autres des frontières des données qui concernent le handicap psychique. Ensuite, en découle la comparaison des pratiques pour tendre vers des recommandations auprès des pouvoirs publics. Et enfin, un système de formations sera créé à la fois pour les professionnels de la santé avec une université d'été et pour le grand public avec des formations plus classiques. La définition de handicap et particulièrement de handicap psychique devait être clarifiée avant de commencer le projet. " Le premier travail a été de définir un cadre partagé dans l'ensemble de l'équipe. Il n'existe pas de définition partagée du handicap psychique, c'est une notion complexe, évolutive et multi-émotionnelle et il est difficile de trouver un consensus ", précise Yves Bonnefoy, directeur d'ORS (Observatoire Régional de la santé Grand Est). " Concernant la notion de maladie psychique et de handicap ", poursuit-il , " nous avons décidé de retenir le fait qu'elle est est une résultante de certaines maladies invalidantes comme les troubles psychotiques, bipolaires, les dépressions sévères, et certains troubles anxieux. Nous militons pour expliquer que le handicap psychique a un poids important dans la vie quotidienne et impacte à un certain degré les personnes sur la capacité d'établir des relations durables, de se former, de mener une activité professionnelle ou personnelle ou encore d'acquérir une vie sociale et des loisirs comme tout un chacun. "" Le handicap psychique n'est pas le handicap mental, derrière ces raccourcis, nous voulons que la société regarde ces personnes comme des citoyens. Nous ne devons pas réduire qui que ce soit à l'une ou l'autre des formes observables de son existence mais bien le considérer dans sa totalité. "La comparaison des pratiques fait l'objet de la deuxième partie du projet et le Dr François Ihuel, praticien hospitalier en santé publique ( EPSM) en explique le déroulement : " Tout d'abord, l'analyse comparée des pratiques doit susciter une double réflexion d'une part les dispositifs manquant sur notre territoire pour soigner et accompagner les personnes porteuses d'un handicap psychique et d'autre part sur les expériences qui montrent leur intérêt pour le soin et l'accompagnement. " Une cartographie des ressources sera faite qui permettra de distinguer les institutions et les acteurs potentiellement contributeurs sur l'analyse retenue. Ensuite, l'observatoire proposera de faire des focus groupes franco-belges, qui feront part des expériences et attentes des participants sur la prise en charge du handicapés psychiques. Les thèmes qui feront l'objet de travaux porteront sur l'insertion sociale et professionnelle, le logement, les soins psychiatriques en milieu rural, et la coordination des activités autour de la personne prise en charge. A terme de ce projet, 60 personnes seront formées en 2020 et une plaquette destinée au grand public en 1.000 exemplaires verra le jour. Pour l'année suivante, un colloque accueillant environ 150 personnes devra être organisé.