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Un groupe d'investigateurs hollandais s'est intéressé au sort réservé aux femmes qui présentent un arrêt cardiaque en dehors d'une structure hospitalière ainsi qu'à leurs chances de survie.Le moins qu'on puisse dire c'est qu'à nouveau la parité est loin d'être respectée et que la femme n'est pas l'égale de l'homme même dans ces situations vitales. Nos confrères bataves se sont basés sur l'analyse des données de quelques 5.717 arrêts cardiaques survenus hors hôpital dont 30% concernaient des femmes.Premier constat, les femmes font moins souvent l'objet de manoeuvres de réanimation cardiovasculaire que les hommes (68% vs 72,7%) et ce même si des témoins sont à proximité lors de l'incident. La raison ?Témoins et passants sont le plus souvent incapables d'identifier le fait qu'une femme soit victime d'un arrêt cardiaque alors que pour un homme cela semble couler de source.Cette ignorance retarde d'autant l'appel des secours et la mise en oeuvre de la réanimation cardiorespiratoire sur place ce qui a un impact sur les chances de survie globale de ces femmes, 12,5% survivent et sortent de l'hôpital vs 20% des hommes.Ce constat appel à la mise en place de campagnes d'information vers le grand public pour les sensibiliser au fait qu'une femme qui s'écroule en rue est autant une victime potentielle d'un arrêt cardiaque qu'un homme et que les manoeuvres de résurrection cardiovasculaire doivent être entreprises immédiatement et sans discrimination.