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Emménageant dans la maison de sa mère, récemment disparue, Lisa Simone s'installe dans cette villa ou Nina, chanteuse célébrée, à terminer sa vie ; dans un coffre, celle qui est également chanteuse et existe réellement, découvre un soir l'autobiographie de sa musicienne de génitrice... Et voilà que soudain celle-ci lui apparaît. La nuit ne sera pas calme, car les deux femmes se parlent, se disputent et chantent la lutte pour les droits civiques, ceux des femmes, l'amour y compris filiale notamment lorsque Lisa assène à sa génitrice: " Je suis ta fille. J'aurais tellement voulu que tu sois ma mère..." Dans un décor simplifié: un tabouret, un banc, un bar, un écran où défilent des images en noir bien sûr... et blanc. Et puis il y a le piano: celui de Charles Loos qui rythme et balise ce spectacle chanté, permet d'apprécier les talents de comédiennes et surtout de chanteuses du duo, au cours de ce spectacle de Thomas Prédour et co-écrit par Isnelle da Silveira (qui joue Nina), Dyna campant sa fille, dans un récit, celui de deux artistes "noires" qui, non sans ani- "croches" (Nina Simone avait un caractère bien trempé, avec toujours un revolver sur elle, braqué en France un jour sur un voisin, à ses dires, importun) jouent chacune leur "partition" au cours de cette "nocturne", le temps d'une nuit... "blanche".