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La Taskforce fédérale sur la vaccination ne va pas s'ennuyer. Suivre l'évolution rapide des nouvelles (scientifiques) sur les vaccins est un travail à temps plein. Où en sommes-nous? Sur le plan purement logistique, le premier vaccin approuvé, celui de Pfizer, a été un cauchemar. Il a été suivi par Moderna, également fragile et à utiliser avec précaution. L'efficacité du vaccin AstraZeneca chez les personnes de plus de 65 ans est sujette à caution. Cela a nécessité un changement de stratégie. Ces trois vaccins ne peuvent être administrés que dans la mesure où les fabricants les fournissent. Notre pays dépend des contrats européens. En attendant, il est de notoriété publique que les conditions n'ont pas été négociées avec beaucoup d'efficacité. La Russie, avec son vaccin Spoutnik rapidement approuvé - dont l'efficacité est maintenant avérée - se moque probablement de nous. Géopolitiquement parlant, l'Occident n'a plus qu'à se moquer de lui-même... Ce qui complique tout autant la stratégie (belge), ce sont les nombreux points d'interrogation. Dans quelle mesure les vaccins protègent-ils contre le variant sud-africain et/ou britannique? Dans quelle mesure les vaccins arrêtent la transmission du virus? Pour l'instant, il n'y a pas de réponses. Les déclarations de Catherine De Bolle, la plus haute responsable d'Europol à De Zondag, récemment, ont suscité encore plus d'inquiétude. De faux vaccins ont été découverts dans un État membre de l'UE. "C'est d'autant plus frappant que ceux-ci sont en fait distribués par les autorités", a-t-elle ajouté. De Bolle n'a pas exclu la possibilité que des contrefaçons se produisent encore dans d'autres pays. Pour qu'une stratégie réussisse, il est essentiel que la population et les "humanitaires" aient confiance dans le vaccin. Que fait le gouvernement? Il profite de la pandémie pour inciter les patients à choisir un médecin généraliste référent. Ce médecin établira un dossier médical et ce n'est qu'à ce moment-là que la vaccination pourra suivre. Cela suscite déjà beaucoup de critiques dans le sud du pays et à Bruxelles - où le taux de pénétration du DMG est encore faible notamment à Bruxelles et en Wallonie.