Notre enquête révèle que certains médecins (2%) ont besoin d'alcool le matin pour se remettre sur les rails après avoir beaucoup bu. Cela arrive à au moins sept répondants tous les mois, toutes les semaines ou presque tous les jours.

Sentiment de culpabilité

Près d'un médecin sur cinq (19,7%) s'est senti coupable ou a regretté d'avoir bu à plusieurs reprises au cours de la dernière année. Pour 8% des médecins, il s'agit même d'une expérience mensuelle, hebdomadaire ou (presque) quotidienne.

Il est remarquable de constater que trois quart des médecins (72,3%) n'ont jamais ressentis de culpabilité ou de remords après avoir bu. L'enquête ne révèle pas de différence significative en fonction de l'âge. Il existe par contre bien un lien clair entre le sentiment de culpabilité et la fréquence de consommation d'alcool. Parmi les 539 médecins qui boivent plus de quatre fois par semaine, 13% l'ont regretté ou se sont sentis coupables au cours de l'année écoulée. La moitié n'a jamais regretté. En comparaison, 94,2% des buveurs occasionnels - qui consomment une fois par mois ou moins - n'ont jamais regretté.

Perte de mémoire

Neuf médecins sur dix (90,1%) se souviennent de ce qu'ils ont fait la veille, même s'ils ont bu. 7,7% ont occasionnellement des pertes de mémoire. Pour 2,1% des médecins, ces oublis sont mensuels ou - dans une moindre mesure - hebdomadaire ou (presque) quotidien.

Parmi les médecins nés avant 1950, 95,5% déclarent ne jamais avoir de problèmes de mémoire, alors que cela n'est vrai que pour 87,8% des moins de 40 ans. 11,0% de ces derniers déclarent souffrir d'amnésie quelques fois par an et pour 1,0% d'entre eux, cela se produit même tous les mois.

Le lien avec la consommation d'alcool est évident. 81,4% de ceux qui boivent quatre fois ou plus par semaine n'ont jamais de problèmes de mémoire. 6,5% des répondants rencontrent ce type de problème de façon mensuelle, hebdomadaire ou (quasi) quotidienne.

ll est également remarquable de constater que 7,5% des médecins déclarent avoir déjà blessé quelqu'un ou eux-mêmes parce qu'ils avaient bu. Pour les buveurs réguliers - qui consomment de l'alcool quatre fois ou plus par semaine - cette proportion passe à presque un sur dix (9,3%). Elle est à 8,8% chez ceux qui boivent deux à trois fois par semaine.

Irrité

Un médecin sur dix déclare qu ' "un membre de sa famille, un ami, un médecin ou un autre soignant" s'est déjà inquiété de sa consommation d'alcool ou lui a recommandé de moins boire. Pour plus de la moitié (5,6%), cela s'est même produit au cours de la dernière année. Dans la catégorie des buveurs réguliers - plus de quatre fois par semaine - ce chiffre s'élève à près d'un quart (23,6%), dont 15,6% l'année dernière.

Quatre médecins sur dix (41,7%) envisageaient déjà au moment de l'enquête de réduire leur consommation d'alcool. Cela représente trois quart (74,6%) de ceux qui boivent plus de quatre fois par semaine.

Deux tiers des médecins ne reçoivent jamais de commentaires sur leur consommation d'alcool ; 28,3% oui, mais cela ne les dérange pas. 5,6% des répondants trouvent ces commentaires irritants. L'irritation augmente avec la consommation de boissons. Parmi ceux qui boivent plus de quatre fois par semaine, 14,1% trouvent ces commentaires irritants.

Et en 2011?

L'enquête que nous avions réalisée en 2011 auprès de 1.500 médecins spécialistes avait révélé qu'à cette époque, près d'un médecin sur trois (30,3%) buvait presque tous les jours ou au moins quatre jours par semaine. Les jeunes le faisaient moins fréquemment. Plus on est âgé, plus on boit. C'était vrai il y a dix ans et c'est toujours vrai aujourd'hui.

Il y a dix ans, 64,0% des spécialistes s'en tenaient à un ou deux verres par jour. Pour 23,3% d'entre eux, il fallait déjà environ trois ou quatre verres. Près de la moitié des spécialistes qui buvaient de l'alcool avaient une consommation excessive - définie comme six verres d'alcool ou plus à la même occasion pour les hommes (quatre pour les femmes). C'était particulièrement le cas des médecins plus jeunes. À l'époque, 61,5% des moins de 30 ans consommaient parfois de façon excessive de l'alcool.

Sur base du questionnaire utilisé, 14 à 18% des spécialistes belges ont obtenu un score légèrement positif par rapport à la consommation d'alcool. Les médecins plus âgés buvaient beaucoup plus fréquemment que les jeunes, alors qu'un quart des spécialistes qui buvaient (24,5%) se sentaient parfois coupables ou le regrettaient après avoir bu. Un médecin sur trois (33,2%) envisageait de boire moins. 7,1% devaient parfois faire face à des commentaires sur leur consommation d'alcool.

Notre enquête révèle que certains médecins (2%) ont besoin d'alcool le matin pour se remettre sur les rails après avoir beaucoup bu. Cela arrive à au moins sept répondants tous les mois, toutes les semaines ou presque tous les jours. Près d'un médecin sur cinq (19,7%) s'est senti coupable ou a regretté d'avoir bu à plusieurs reprises au cours de la dernière année. Pour 8% des médecins, il s'agit même d'une expérience mensuelle, hebdomadaire ou (presque) quotidienne. Il est remarquable de constater que trois quart des médecins (72,3%) n'ont jamais ressentis de culpabilité ou de remords après avoir bu. L'enquête ne révèle pas de différence significative en fonction de l'âge. Il existe par contre bien un lien clair entre le sentiment de culpabilité et la fréquence de consommation d'alcool. Parmi les 539 médecins qui boivent plus de quatre fois par semaine, 13% l'ont regretté ou se sont sentis coupables au cours de l'année écoulée. La moitié n'a jamais regretté. En comparaison, 94,2% des buveurs occasionnels - qui consomment une fois par mois ou moins - n'ont jamais regretté. Neuf médecins sur dix (90,1%) se souviennent de ce qu'ils ont fait la veille, même s'ils ont bu. 7,7% ont occasionnellement des pertes de mémoire. Pour 2,1% des médecins, ces oublis sont mensuels ou - dans une moindre mesure - hebdomadaire ou (presque) quotidien. Parmi les médecins nés avant 1950, 95,5% déclarent ne jamais avoir de problèmes de mémoire, alors que cela n'est vrai que pour 87,8% des moins de 40 ans. 11,0% de ces derniers déclarent souffrir d'amnésie quelques fois par an et pour 1,0% d'entre eux, cela se produit même tous les mois. Le lien avec la consommation d'alcool est évident. 81,4% de ceux qui boivent quatre fois ou plus par semaine n'ont jamais de problèmes de mémoire. 6,5% des répondants rencontrent ce type de problème de façon mensuelle, hebdomadaire ou (quasi) quotidienne. ll est également remarquable de constater que 7,5% des médecins déclarent avoir déjà blessé quelqu'un ou eux-mêmes parce qu'ils avaient bu. Pour les buveurs réguliers - qui consomment de l'alcool quatre fois ou plus par semaine - cette proportion passe à presque un sur dix (9,3%). Elle est à 8,8% chez ceux qui boivent deux à trois fois par semaine. Un médecin sur dix déclare qu ' "un membre de sa famille, un ami, un médecin ou un autre soignant" s'est déjà inquiété de sa consommation d'alcool ou lui a recommandé de moins boire. Pour plus de la moitié (5,6%), cela s'est même produit au cours de la dernière année. Dans la catégorie des buveurs réguliers - plus de quatre fois par semaine - ce chiffre s'élève à près d'un quart (23,6%), dont 15,6% l'année dernière. Quatre médecins sur dix (41,7%) envisageaient déjà au moment de l'enquête de réduire leur consommation d'alcool. Cela représente trois quart (74,6%) de ceux qui boivent plus de quatre fois par semaine. Deux tiers des médecins ne reçoivent jamais de commentaires sur leur consommation d'alcool ; 28,3% oui, mais cela ne les dérange pas. 5,6% des répondants trouvent ces commentaires irritants. L'irritation augmente avec la consommation de boissons. Parmi ceux qui boivent plus de quatre fois par semaine, 14,1% trouvent ces commentaires irritants.