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Originaire de Dilbeek (on a fait plus glamour), le duo Black Box Revelation s'est en effet "révélé" un combo de garage rock percutant et fait connaître jusqu'en Amérique, au point de se faire produire par Alain Johannes, ex-Queens of the Stone Age.Leur cinquième album, entre Royal Blood et les White Stripes - et pas les Cramps hélas ! -, se veut toujours un mélange de rock dépouillé et surjoué à la fois, le fait d'être deux renforçant la volonté de démontrer que l'on peut quand même faire beaucoup de bruit ( sur, par exemple, Bur-bearing Heat, traversé par la guitare bien grasse de Jan Paternoster). Ceci sans oublier de soigner le refrain comme sur Tattoooed smiles qui donne son nom à l'album, Damned body ou Built to last chanté en duo avec Seasick Steve. Par contre, l'intervention de Roméo Elvis sur le morceau final, Laisser partir, n'apporte pas grand-chose, sinon une caution rap et francophone. Toujours au niveau de la voix, celle de Paternoster se révèle souvent monocorde, comme sa guitare, et donc monotone. Pire, sur des morceaux comme sur Lazy ou surtout la ballade Yellow Belly, elle rappelle Guy Swinnen des Scabs. Oups !.