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Comme l'ensemble du corps social et politique et les directions médicales des hôpitaux, la médecine générale est extrêmement inquiète à propos du Coronavirus: " Une vague, une déferlante, un tsunami... l'évolution des termes est à la mesure de nos craintes et de nos constatations", pointe le CMG . "De nos pratiques, nous constatons une augmentation considérable des cas d'infections virales 'positives au Coronavirus' avec leur cortège de mises en isolement, d'arrêts de travail, de quarantaines pour les proches, les collègues, les contacts. Tous les secteurs sont concernés: publics, économiques, marchands ou non et évidemment la santé. A ce rythme, rien ne va tenir longtemps et en premier lieu, nos structures de soins de l'hôpital universitaire au cabinet de médecin de ville ou de campagne... en passant par les maisons de repos (et de soins)."Dans les maisons de repos, les collègues constatent des taux de contamination alarmants. "Lorsqu'on met cela en parallèle avec les taux d'occupation des hôpitaux, on comprend qu'ils auront besoin de nous tous." Le CMG fait référence à des aides à la pratique concoctées avec le concours de l'Aframeco (Association francophone des médecins coordinateurs et conseillers en maisons de repos et de soins) et la Société belge de gérontologie et gériatrie. En est sorti un "Protocole thérapeutique des résidents d'institutions âgés de plus de 75 ans atteints de Covid-19" (lire encadré). Le CMG précise que chaque écosystème répondra à sa manière mais, dans l'immédiat, le Collège "se tient à l'affût des modalités de prises en charge médicamenteuses".Alors que des voix s'étaient faites entendre de plus en plus pour ne pas plomber la médecine générale avec le testing, le CMG souligne que "le Testing & Tracing doit pouvoir fonctionner sans nous, être autonome et fiable afin que nous puissions nous consacrer pleinement aux défis qui nous attendent. L'expérience nous montre que sans cela, les quarantaines ne seront que difficilement respectées. Il est donc primordial de remettre un Testing & Tracing efficace sur les rails: tests réalisés le jour même, résultats obtenus en 24 heures."C'est loin d'être le cas aujourd'hui jusques-et-y-compris à l'aéroport de Bruxelles-National. Lundi, le nombre de passagers était passé de 200 à 500 et dépasse désormais les 800. "Les résultats, qui devaient être livrés en 24 heures et l'étaient en moyenne en neuf, se font désormais attendre jusqu'à 48 heures", a admis la porte-parole de l'aéroport, Nathalie Pierard à Belga "Ce qui constitue un problème pour les voyageurs dont le pays de destination exige un test négatif réalisé dans les 72 heures avant le décollage pour autoriser l'embarquement." Mais aussi pour les Belges qui quittent le pays pour raison professionnelle et qui doivent parfois postposer leur embarquement à leurs frais. Au niveau de la médecine du travail et de la médecine scolaire, par contre, le CMG est optimiste: les procédures de testing et de quarantaine sont en place...