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Lors du récent congrès de l'Association belge des hôpitaux, le mouvement des blouses blanches - mobilisées les mardis depuis quelques semaines - a été commenté lors de plusieurs interventions. Lors de l'atelier consacré aux " pratiques de soins avancés et défis RH ", il est apparu clairement qu'il est primordial de mener une politique de ressources humaines qualitative pour soutenir le personnel soignant et surtout le retenir dans l'institution.L'Universitair Ziekenhuis Antwerpen (UZA) a introduit un " baromètre " permettant aux travailleurs d'exprimer régulièrement leur satisfaction au travail. Ces résultats sont monitorés et donnent lieu à des entretiens individuels et, le cas échéant, à des actions. Un système de bonus a été introduit pour motiver les équipes - infirmiers, médecins, employés administratifs... - à s'impliquer dans des projets innovants. Ces bonus - identiques pour chaque bénéficiaire - sont payés sur fonds propres par l'hôpital universitaire. Outre les classiques entretiens de fonctionnement, le service des ressources humaines organise des entretiens de sortie lorsqu'un employé quitte l'institution et essaye de garder un contact régulier avec l'ancien collègue. Ce dispositif semble fonctionner puisque 15% des blouses blanches qui quittent de leur propre initiative l'institution y reviennent par après. Hildegard Hermans, HR Director de l'UZA, estime qu'il est très important de pratiquer une politique de " rétention du personnel soignant " en étant attentif à son bien-être au travail. Cela évite de devoir mobiliser beaucoup d'énergie pour recruter en Belgique ou à l'étranger des médicosoignants, qu'il faut ensuite former pour qu'ils puissent s'adapter aux processus de l'institution." Soigner " les blouses blanches au niveau RH est vraisemblablement une piste constructive pour prévenir leur malaise.