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Le montant disponible en 2020 pour les honoraires des médecins sera de 8,588 milliards d'euros. Il est de 2,47% supérieur à l'objectif budgétaire partiel pour 2019 et 3% supérieur aux estimations techniques de novembre 2019. Un montant de 341,3 millions échoit aux soins groupés " de basse variabilité " qui suivent le même schéma d'indexation. Du coup, en tout, les honoraires des médecins augmentent de 3,1% par rapport à l'objectif 2019. La biologie clinique reçoit en 2020 environ 1,4 milliard et l'imagerie médicale 1,3 milliard (+2% et +2,2% respectivement par rapport à 2019). Le premier principe est de ne pas indexer tous azimuts mais de faire une utilisation modulée de l'enveloppe d'indexation totale disponible qui se monte à 181,959 millions d'euros. L'accord entérine donc une indexation globale (c'est la loi) de +1,95% des honoraires de consultation, de visites et de surveillance dès le 1er janvier 2020. C'est également le cas pour les honoraires de conseil génétique (" Genetic Counseling ") et pour la consultation oncologique multidisciplinaire (COM) ainsi que pour les prestations 211223 et 211245 de réanimation. Les honoraires dans les conventions concernant la reconstruction mammaire et la chirurgie complexe sont également indexés de 1,95%. Gros changements en vue. La première phase concerne les DMG gérés en 2020. Outre la réglementation existante, il sera prévu que les DMG en cours avec un contact en 2019 et sans contact en 2020 seront remboursés aux médecins qui travaillent avec l'eDMG ou qui s'y inscrivent au plus tard le 30 juin 2020. En phase avec la disparition de la facturation papier au 1er janvier 2021. À partir de 2021, les médecins recevront les forfaits DMG sous forme de paiement anticipé en février de l'année qui suit (pour la première fois en 2021). En clair, " chaque année, une photo des DMG et de leur gestionnaire est prise à la date du 31 décembre (année X). Deux mois plus tard, en février (année X+1), le paiement est effectué pour l'année X+1 ".Concernant les " nouveaux " DMG, on passe au paiement immédiat : DMG ouvert l'année X, paiement immédiat après leur notification l'année X. Puis ensuite, système du paiement anticipé. Ce nouveau système de paiement veillera : à l'enregistrement du consentement du patient d'ouvrir un DMG ; à la préservation (temporaire) des droits des patients des " vieux " médecins qui ne passent pas à l'eDMG à partir de 2021 ; et à une compensation par le biais de la prime de pratique à partir de 2021 pour les médecins généralistes débutants n'ayant que peu voire pas de revenus liés au DMG au cours de la première année. Le DMG sera désormais évalué. Il coûte très cher et en 2018 7,4 millions de patients en bénéficiaient. Mais les buts qui lui furent assignés n'ont pas toujours été atteints. Le SECM (Service d'évaluation et de contrôle médicaux) sera impliqué dans son checking en même temps que le passage à l'eDMG. Ils font polémique depuis que Maggie De Block semble vouloir abandonner l'approche bottom-up. Leur budget pour 2020 est de 33 millions. À partir du 1er juillet 2021, la permanence médicale doit être réalisée grâce à des accords de collaboration fonctionnelle. Les régions non couvertes par un DMG (surtout en Flandre, la Wallonie étant presque intégralement couverte) sont supposées adhérer pour 2021 à ce type d'accord fonctionnel pour deux ans minimum en vue d'utiliser le 1733. Ces nouveaux accords fonctionnels basculent " immédiatement " dans le 1733 et doivent être liés à un service d'urgence. Un nouveau PMG trop éloigné d'un service d'urgence devra " s'arrimer " à un PMG lié à un tel service. En 2020, la médico-mut se concertera sur la mise en oeuvre de ces accords fonctionnels. Mais en tout état de cause, les PMG existants restent financés, selon l'accord en 2020. Ils le sont sur base de leur budget contractuel individuel 2019 (pour les rubriques ICT, loyer, entretien, coordination-administration, accueil et transport, les montants sont majorés de 2 % ; les frais de location, les frais de comptabilité et éventuellement d'autres frais pourraient être revus). Trois millions annuels (1,5 million en 2020) sont dégagés pour le financement de gardes de semaine expérimentales. Un projet de télédermatologie sera lancé pour relier MG et dermatologue. Un budget est prévu également pour faire participer le MG à la COM (concertation oncologique multudisciplinaire). Le forfait d'accréditation reste fixé à 634,75 euros mais la médico-mut veut répartir plus équitablement les honoraires d'accréditation. En moyenne, on octroie aux médecins un montant de 11.953 euros à cet effet. Pour certains groupes, ce montant est deux à quatre fois plus important. C'est particulièrement le cas dans le secteur de la biologie clinique. Il est proposé de limiter le montant supplémentaire à 0,50 euro par honoraire forfaitaire au lieu de 1,22 euro en moyenne. La médico-mut s'engage à chécker la qualité des services ehealth fournis aux médecins, la manière dont ils utilisent réellement ces technologies. On vérifiera également les résultats atteints (notamment en nombre de Sumehrs créés) pour " mériter " la prime télématique (aujourd'hui " prime de pratique intégrée "). On prévoit un " trajet de maîtrise " pour le niveau des suppléments dans le secteur hospitalier notamment au vu des réseaux hospitaliers qui se constitueront. Notamment les 200 millions d'honoraires attestés sous la série de " codes 960 ". Plus d'info sur www.lejournaldumedecin.com