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Hellfire est son successeur, tout aussi galopant, entre jazz, fusion, post-punk et références zappatesques - Frank et pas Emiliano. Bien qu'il n'ait rien de norvégien, le groupe de Geordie Greep, le chanteur guitariste, aime le maelström (sur l'éponyme Hellfire qui ouvre l'album), le maîtrise (Sugar/Tzu) et semble parfois s'y complaire (Welcome To Hell). Et comme souvent à l'intérieur de cet ouragan sonore, au milieu de son oeil, un moment de calme qui vient tout syncoper et dont on apprécie d'autant mieux la sérénité (Eat Man Eat, Still, The Race Is About To Begin). Original donc? Mwouais, sauf qu'à la troisième édition (lisez le troisième album) cela ressemble à la sempiternelle saison des cyclones dans les Caraïbes: les morceaux ont tous des titres différents comme le nom des ouragans, mais le résultat est en général assez semblable... bien que beaucoup moins tragique. Enfin, il y a cette voix grave et barytonesque qui évoque David Johansen, l'ex New York Dolls, dans sa version en costume sous le nom de Buster Poindexter, reprenant il y a trente ans de cela des standards de la pop et du blues en version cuivrée et croonée. Voilà, la voix de Greep semble arborer un tuxedo et un noeud papillon (sur Dangerous liaisons et The Defence entre autres) qui, bien sûr, joue les hélices tant cet album de dix titres à du souffle... Venteux sans être vantard...