...

Focalisé sur la problématique des adultes porteurs du VIH, on oublie trop souvent qu'environ 1.700.000 enfants sont séropositifs, la plupart d'entre eux en Afrique Subsaharienne. Certes, les nouvelles infections par le VIH chez l'enfant ont diminué de 41% depuis 2010 mais il n'en demeure pas moins qu'il y a encore eu 160.000 nouveaux cas chez les bébés et les enfants en 2018 et que près de 100.000 enfants sont décédés des suites du VIH en 2018 en partie en raison du manque d'accès aux médicaments de dernière génération contre le virus. Ainsi, les médecins qui souhaitent prescrire du dolutégravir chez les enfants séropositifs ne disposent pas de formulations spécifiques autorisées pour cette tranche d'âge, ce qui signifie qu'ils doivent prescrire des antirétroviraux plus anciens qui peuvent être moins puissants, plus difficiles à avaler et/ou à administrer et qui génèrent d'avantage d'effets secondaires. Cette demande de licence pour la commercialisation d'une formulation pédiatrique du dolutégravir est donc une excellente nouvelle et un tournant pour la prise en charge des enfants vivant avec le VIH.Sous réserve du feu vert de la FDA, le laboratoire ViiV prévoit un déploiement en Afrique Subsaharienne dans le courant de cette année. La version pédiatrique y sera facturée "au coût de production". Dans ce cadre, le laboratoire ViiV envisage de conclure des accords de licence avec deux grands groupes pharmaceutiques spécialisés dans la production de génériques afin de proposer des versions moins chères de cette formulation pédiatrique dans les mois suivant la commercialisation officielle par le laboratoire.