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L'étude se base sur les données de 6515 patients vivant avec le VIH traités dans 14 centres de référence de la ville de Washington. Ces données ont été collectées entre janvier 2011 et mars 2017. Sur une période de suivi minimum de 18 mois, on constate que 383 patients, soit 6% de la population de l'étude, ont présenté des condylomes anaux. De ces patients, 4,4% ont développé un cancer anal au cours du suivi vs seulement 0,03% des patients exempts de condylomes anaux. Les groupes à haut risque d'évolution vers un cancer sont les patients avec antécédents de condylomes et surtout ceux ayant un nadir de CD4 inférieur à 200, signe d'un déficit important de l'immunité. Bien qu'il n'existe pas de guidelines spécifiques concernant le dépistage du cancer anal chez ces populations à haut risque, il conseillé de suivre scrupuleusement ces patients via une cytologie anale combinée avec une anuscopie. Sinon, un examen par toucher rectal est recommandé.Réf: Arnold J. et al. JAMA Dermatology, mise en ligne sur site le 13/01/2021.