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Cette analyse se base sur les données de 741 patients ayant participé à l'étude TANGO laquelle évaluait efficacité virologique et sécurité d'emploi du 2DR dolutégravir/ lamivudine en switch chez des patients présentant une charge virale indétectable sous trithérapie ou quadrithérapie comportant du TAF ou des boosters connus pour être associés à une prise de poids ou à des perturbations du profil lipidique (lipides et profil glycémique). Sur le plan de la prise de poids, on ne constate pas de différences importante entre régime avec ou sans TAF. La prise moyenne de poids est d'environ 0,8kg, proches dans les deux groupes, de même que la proportion de patients qui voient leur poids augmenter de plus de 10%, soit entre 3 et 4% des patients. Le retrait du TAF ne semble donc pas avoir d'impact majeur, positif ou négatif, sur le poids.Par contre, il apparaît que la suppression du TAF permet de légères améliorations en terme de profil lipidique (cholestérol, LDL, ratio cholestérol/HDL, triglycérides) et d'insulino-résistance, des améliorations qui sont plus marquées encore en cas de retrait des boosters.Ces données ne constituent qu'une première impression de l'impact du passage de 3 molécules à deux molécules. Il ne faut pas perdre de vue que la santé métabolique est un puzzle très complexe et que des études plus ciblées et spécifiques seront nécessaires pour établir les bénéfices au long cours de régimes thérapeutiques sans TAF et/ ou boosters.Réf: van Wyk J. et al. OABO606, IAS 2020.