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De cette étude assez fouillée, concentrons-nous sur les résultats concernant l'évolution des taux de résistance au ténofovir et à l'emtricitabine, les deux substances de base de la PrEP. Sur les quelques 6.500 patients de la cohorte qui ne présentaient pas de résistance au ténofovir avant de débuter leur traitement antirétroviral, l'incidence cumulative de la résistance à cette molécule est estimée à 0,27% après 1 an, à 0,55% après 3 ans et à 0,70% après 5 ans. Pour ce qui concerne l'emtricitabine (suivi de 6.601 patients), l'incidence cumulative de la résistance est de 1,2% après 1 an, de 2,5% après 3 ans et de 3,3% après 5 ans. Par extension, les investigateurs considèrent que le risque de transmission du virus sous PrEP suite à l'émergence de résistances est faible mais il s'agit là d'une mesure indirecte, donc purement informative, qui nécessite de nouvelles études pour tirer des conclusions plus directes et nous rassurer pleinement.Réf: Younger J. et al. Antiviral Therapy, mise en ligne sur site mars 2019.