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Entre juillet et octobre 2021, un questionnaire (papier et en ligne) a été relayé au sein de l'association française de patients AIDES via ses réseaux sociaux et son journal interne.Il comprenait 16 questions portant sur des données sociodémographiques, sur l'intérêt personnel, la confiance en l'efficacité, l'amélioration espérée de la qualité de vie ainsi que les freins potentiels de ces nouvelles formulations des antirétroviraux.Au total, 581 personnes ont répondu à cette enquête, majoritairement des hommes (79%), de nationalité française (82%) et dont l'âge médian était de 52 ans. Dans cet échantillon, 52% était des personnes isolées vivant seules et sans enfants.Environ la moitié des répondants, 47% exactement, se disent très intéressés par la possibilité d'être traités par des antirétroviraux à actions prolongée. Principaux intéressés, les personnes déjà soumises à d'autres traitements médicamenteux ainsi que ceux vivant avec un entourage ignorant le statut VIH du répondant.Une vaste majorité de personnes se dit confiante dans l'efficacité de cette nouvelle formulation et considère qu'il s'agit là d'une option capable d'améliorer leur qualité de vie.Enfin, ils se disent prêts à poursuivre ce nouveau traitement malgré de potentiels effets secondaires.Parmi les freins potentiels évoqués, on retiendra principalement la nécessité de se déplacer à l'hôpital qui est perçue comme une contrainte importante. Enfin, un certain nombre de personnes se dit très satisfait du traitement actuel et ne voit pas l'intérêt d'un changement.Au final, cette petite enquête montre un réel intérêt des personnes vivant avec le VIH pour les nouvelles options thérapeutiques à longue durée d'action, notamment de la part des personnes dont la la situation actuelle est compliquée par la confidentialité de leur statut VIH ou par la nécessité de suivre d'autres traitements en même temps. Le contrainte du déplacement vers l'hôpital pour recevoir le traitement mérite cependant des adaptations comme, par exemple, le recours aux médecins généralistes pour les injections ce qui est vu par beaucoup comme plus simple et surtout plus discret.Réf: Lacoux C. et al. Abstract PJ147, AFRAVIH 2022, Marseille.