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L'essai IMPAACT a été conçu dans le but de comparer tant l'innocuité que l'efficacité de 2 traitements à base de dolutégravir vs le schéma thérapeutique classique administré aux femmes enceintes et allaitantes. Les 643 participantes à l'étude étaient enceintes d'au moins 14 semaines et suivaient un traitement contre le VIH pour la première fois ou depuis moins de 14 jours. Elles ont été randomisées pour recevoir l'une des trois combinaisons suivantes:A l'inclusion, 84% des femmes présentaient une charge virale détectable (> 50 copies/ml) et la charge virale moyenne était de 903 copies/ml. A l'accouchement, les parturientes des deux groupes axés sur le dolutégravir étaient significativement plus susceptibles de présenter une charge virale indétectable (< 200 copies/ml) que les femmes du groupe de traitement classique basé sur l'efavirenz (97,5% contre 91%). Les risque de problèmes à la naissance (accouchement prématuré, poids ou taille inférieur pour l'âge gestationnel ou enfant mort-né) étaient plus faibles au sein du groupe dolutégravir/TAF/emtricitabine (24,1 %) que dans les deux autres groupes (32,9 % et 32,7 %. Sur base de ces données, les investigateurs ont conclu que l'étude IMPAACT soutient l'utilisation d'un traitement basé sur le dolutégravir chez les femmes enceintes et ce conformément aux directives de l'OMS, et suggèrent que le recours au TAF semble préférable au TDF en cas de grossesse.Réf: Chinula L. et al. abstract 130LB, CROI 2020.