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Commençons cette analyse en rappelant les critères retenus par les investigateurs pour définir un échec virologique. Il y avait échec virologique lorsque deux mesures consécutives de la charge virale remplissaient les critères de non-réponse: charge virale > 200 copies/ml après la semaine 24 ou une diminution inférieure à 1log de la charge virale à la semaine 12 excepté en cas de charge virale < 200 copies/ml. L'échec pouvait également être défini par un rebond virologique, soit une remontée de la charge virale au-delà des 200 copies/ml après obtention d'une charge virale inférieure à 200 copies/ml.Au total et après 96 semaines de suivi, on constate la présence de 11 échecs virologiques confirmés dans le bras 2DR et 7 échecs virologiques confirmés dans le bras trithérapie classique.L'analyse de ces échecs met en lumière les éléments suivants:A) 5 échecs dans le bras 2DR sont survenus après la semaine 48 vs 2 dans le bras trithérapie classique.B) Tous les échecs étaient des rebonds virologiques.C) On n'observe aucun blip avant que n'intervienne l'échec virologique.D) Seul un patient du bras 2DR n'est jamais parvenu à l'indétectabilité de sa charge virale à moins de 50 copies/ml.E) 3 échecs du bras 2DR vs 2 du bras trithérapie sont intervenus chez des patients dont le taux de CD4 était inférieur à 200 à l'inclusion.F) 5 échecs du bras 2DR vs 3 du bras trithérapie sont intervenus chez des patients dont la charge virale était supérieure à 100.000 copies/ml à l'initiation de l'étude.G) Sur le plan des résistances, il est important de noter qu'aucune mutation de résistance génotypique ou phénotypique de l'intégrase ou de la transcriptase inverse n'a été observée dans les différents cas d'échecs.Les investigateurs de cette nouvelle analyse concluent donc que le taux d'échecs virologiques est resté très bas et comparable dans les deux bras de l'étude sans impact du niveau de charge virale ou du nombre de cellules CD4 à l'inclusion. Dans près de la moitié des cas, on constate un lien entre échec virologique et mauvais suivi du traitement. Ce focus sur les échecs virologiques constitue une nouvelle réassurance quant à la puissance et à la durabilité de l'efficacité virologique des nouvelles thérapies 2DRs associant dolutégravir et 3TC.Réf: Underwood M. et al. Poster 483, CROI 2020.