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Dans cette étude, deux stratégies thérapeutiques ont été évaluées. Un groupe de 800 femmes a continué en post-partum le traitement antirétroviral initié durant la grossesse et un second groupe équivalent a interrompu ce traitement avec la possibilité de le réinitialiser en cas d'aggravation de la situation sanitaire. N'ont été incluses que des femmes dont le taux de CD4 était supérieur à 400 cellules lors de l'initiation du traitement antirétroviral durant la grossesse. Les contrôles de charge virale et d'adhérence au traitement ont été récoltés toutes les 12 semaines durant 144 semaines. La virémie post-partum était définie par le constat de 2 charges virales consécutives supérieures à 1.000 copies/ml après 24 semaines sous traitement antirétroviral. Les résultats montrent que 12% des femmes ayant poursuivi le traitement antirétroviral après accouchement ont présenté une virémie en post-partum et 12% d'entre d'elles avaient des résistances contre les molécules de leur traitement actuel. Parmi les facteurs prédictifs retrouvés, on note: des doses d'antirétroviraux manquées au cours des 4 dernières semaines, un jeune âge, un traitement antirétroviral débuté tardivement dans la grossesse et l'origine des Caraïbes ou de l'Amérique du Sud. Des stratégies devraient être mises sur pieds pour mieux cibler ces femmes à haut risque de virémie du post-partum.Réf: Hoffman R. et al. Journal of AIDS 2020;83(1):72-80.